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agricoles. Sur ces 5,ooo francs, 2,000 francs étaient appliqués auxfrais de logement et de mobilier nécessaires pour recevoir lesélèves (1). Des 3,000 francs restants, i,5oo francs, soit 75 francs parélève, restaient à la ferme^cole comme indemnité pour l’excédantdes dépenses de nourriture et d’entretien des élèves sur le produitde leurs travaux; les autres i,5oo leur étaient distribués pour leurentretien et comme pécule. Le Gouvernement ajouta à l’allocationdépartementale une dotation plus considérable encore.
Ces subventions, continuées d’année en année, fournirent àM. Rielfel les moyens de maintenir et de développer son œuvre. 11défricha entièrement son domaine, et, suivant les traces de M. deDombasle, il adjoignit à l’école primaire une école d’agriculture etune fabrique d’instruments aratoires perfectionnés. Il publia enoutre, sous le titre de Y Agriculture de l’Ouest, un des plus intéressantsrecueils d’agriculture qui aient paru.
Bien qu’il rencontrât dans le pays des détracteurs qui contes-taient l’utilité de son œuvre, le conseil général et la députation dudépartement se plurent à lui accorder à plusieurs reprises le tributde leur approbation et de leurs encouragements.
Malgré ces succès, l’école se développait lentement. Le nombredes élèves était restreint, les moyens d’enseignement manquaient,et l'insuffisance des ressources dont disposait M. Rielfel ne lui per-mettait pas les dépenses au moyen desquelles il pouvait effectuer lesaméliorations dont il comprenait la nécessité. Ce fut alors qu’il s’a-dressa de nouveau au -Gouvernement et lui demanda de convertirson établissement en institut régional, en prenant à sa charge lestraitements des professeurs, les frais d’enseignement et en assurantdes élèves à cet enseignement par la fondation d’un certain nombrede bourses.
L’école d’agriculture comptait alors, à peu près, dix élèves suivantles cours de quatre professeurs et du directeur.
(I) M. RielTel avait demande pour cela 4,000 francs, qui lui furent accordés en deux années.