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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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aucun changement sans l’approbation du ministre. Les nominations desprofesseurs ne devaient également avoir leur effet qu’autant qu’ellesauraient été revêtues de son approbation. En cas de révocation, ledirecteur était tenu d’informer immédiatement le ministre des motifsqui l’avaient fait agir. Des moyens de surveillance et de contrôleobligatoires pour le directeur permettaient à l’administration d’êtreconstamment tenue au courant de l’exploitation de Grandjouan, de lamarche de ses travaux et de ses cultures, de leurs résultats, de lasituation financière, comme de la tenue de l’école sous le rapport del’enseignement, de la discipline et de la moralité des élèves.

Du reste M. Rielfel cultivait sa propriété à ses risques et périls,sans qu’il y eût jamais lieu de lui accorder de subvention pour ce quiétait son exploitation proprement dite. Bien plus, il était réservé que,dans le cas où cette exploitation resterait dans un état d’inférioritételle qu’elle ne pourrait être considérée comme modèle, ou donnantdes revenus au moins égaux à ceux fournis par les cultures analoguesde la même région, le concours de l’Etat lui serait aussitôt retiré.Grâce à ces mesures l’école de Grandjouan vit augmenter le nombrede ses élèves, qui se maintint, dès lors, en moyenne, les années sui-vantes, entre 2 4 et 26.

En 1 844 , le prix de la pension fut élevé à 700 francs, non com-pris les droits d’entrée. Cette augmentation, motivée sur l’insuffisancedu prix d’abord fixé pour couvrir les frais des élèves, fut approuvéepar le ministre. Comme on n’augmenta pas en proportion le chiffred’allocation affecté aux bourses, elles se trouvèrent réduites à 17.Seulement la distribution de la somme affectée à ces bourses fut lais-sée à la direction de M. Rieffel, pour l’appliquer par fraction auxélèves suivant les besoins de leur famille, sauf obligation d’en justi-fier l’emploi.

En 1 846 , le directeur de Grandjouan représenta à M. le ministreque le chiffre des traitements des professeurs se trouvait inférieur àcelui des traitements de l’institut de Grignon, et en sollicita en con-séquence l’augmentation, motivée également par l’accroissement du