Buch 
Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
Entstehung
Seite
29
JPEG-Download
 

— 29 —

nombre des élèves. Il demanda en outre la nomination d’un principaldes études, devenu nécessaire pour maintenir l’ordre et la disci-pline dans l’établissement, et assurer le succès des leçons des profes-seurs. Ces demandes furent accueillies, sauf quelques modifications,et le chiffre des dépenses pour l’enseignement se trouva élevé par làà i8,3oo francs, ce qui porta la subvention annuelle de Grandjouanà la somme de 3o,2qo francs.

L’année suivante, cette somme fut encore augmentée, et la sub-vention allouée pour le traitement du personnel enseignant et lesfrais matériels d’enseignement fut portée à 26,000 francs.

Une station d’étalons et quelques juments furent aussi accordées àl’institut pour servir à des essais d’élevage du cheval léger.

Ces dispositions, qui témoignaient si hautement des intentionsgénéreuses de l’administration pour favoriser, autant qu’il dépendaitd’elle, l’enseignement agricole, et donner à l’institut de Grandjouanles moyens de se développer et de se rendre utile, n’obtinrent pascependant tout l’effet qu’on devait s’en promettre.

Par suite des embarras que le directeur rencontrait dans sonexploitation agricole, laquelle eût exigé un capital plus considérableque celui dont il pouvait disposer, par suite aussi des événements dei848, l’existence de l’institut était sérieusement menacée, lorsquel’exécution de la loi de septembre 18 48 est venue sauver les fruitsdes sacrifices faits précédemment par l’Etat en transformant cet éta-blissement en école régionale.

Pendant que l’ancien élève de Roville tentait, au moyen de ses LaSa U i«; eexemples et de son enseignement, d’introduire dans la Bretagneune culture plus propre à tirer parti du sol et à l’améliorer, unautre agriculteur qui avait puisé comme lui le goût et les principesde la science agricole dans les entretiens de M. de Dombasle, en-treprenait, à l’extrémité opposée de la France, de rendre auneprovince entière, par le bienfait de la culture, la salubrité et lafécondité.

Il existe aux portes de Lyon, entre le Rhône et la Saône, au