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considérables ont été faites, des engagements pris, si l’on revientarrière sous prétexte d’économie, les sommes engagées n’en sontpas môins perdues, et l’on perd en même temps les résultats en vuedesquels on avait consenti à ces dépenses, en sorte qu’au lieu de ladouble gloire qu’on poursuivait, on encourt le double blâme d’avoirfait de grandes dépenses et de n’avoir rien fondé.
Faisant l’application de ces principes à la question particulière del’enseignement agricole, le ministre établissait que l’Assemblée,après l’avoir voté six mois auparavant, n’avait ni prétexte, ni motifpour revenir sur son vote, l’état des finances étant meilleur qu’àcette époque, et aucun fait ne s’étant produit depuis qui lût de na-ture à infirmeries motifs qui l’avaient déterminée alors. Ces argumentsavaient d’autant plus d’autorité dans la bouche du ministre, qu’ilavait été l’un des adversaires les plus décidés du projet, etqu’appelé au ministère et chargé de son exécution, il y avait procédéavec la réserve et la circonspection que lui commandaient ses convic-tions personnelles, mais en même temps avec toute la loyauté qu’onpouvait attendre de l’élévation de son esprit et de son caractère.L’insistance du rapporteur et des membres de la commission appelaencore à la tribune l’ancien ministre, M. Tourret. Il y vint justifierles mesures prises pour l’exécution du décret, expliquer les dépensesauxquelles ces mesures avaient donné lieu, et développer l’utilité etl’importance du plan en vue duquel elles étaient prises. L’Assemblée,après ces nouvelles explications, persista dans ses premières décisionset maintint, à une grande majorité, le chiffre de l’article, en écar-tant la réduction proposée par la commission.