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de l’exploiter et de l’administrer pour le compte du Gouvernement,toujours maître de le révoquer ou de le changer quand il le juge con-venable.
L’exploitation rurale comme l’administration de l’école sont donctenues en régie pour le compte de l’Etat, qui prend à sa charge tousles frais d’enseignement. Par là, le choix du Gouvernement est renduplus libre, peut s’étendre dans un cercle moins circonscrit et ac-quiert de meilleures garanties. Par là, encore, les expériences et lestentatives commandées dans l’intérêt du progrès agricole ne rencon-trent plus les obstacles et les difficultés auxquelles les exposent lescalculs intéressés ou la situation gênée d’un propriétaire ou d’unfermier tenu de faire ces expériences à ses frais.
L’école ne voit plus son existence attachée à la personne et auxvicissitudes de fortune de son directeur ; elle prend la consistance etla durée d’un établissement public. '
L’école régionale se compose donc de deux parties distinctes :l’école et son enseignement, la ferme et ses cultures.
Ces deux parties, bien que distinctes, sont toutefois liées par desrapports réciproques et se trouvent placées sous la même direction.
«t enseignement. Les élèves qui fréquentent l’école régionale ont pour but de s’yformer à la carrière agricole, et sont destinés à diriger plus tard, enqualité de propriétaires ou de fermiers, les exploitations agricoles dela contrée. Il faut par conséquent les initier à la science de l’adminis-tration rurale, c’est-à-dire à l’application raisonnée de toutes les opéra-tions delà culture et à leur mise en rapport avec les différentes circons-tances dans lesquelles une exploitation rurale peut se trouver placée.
L’instruction embrasse donc toutes les branches d’enseignementque ces conditions exigent ; elle est à la fois théorique et pratique.
Instruction ibéo- L’instruction théorique comprend dans son ordre les six cours sui-
ri<jue ; cadre de Een- A
saignement. va nts, confiés à autant de professeurs nommés au concours et résidantdans l’établissement :