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d’années, grâce à l’excellente nature du sol, grâce aux capitaux quepossèdent des propriétaires presque tous, enrichis par l’industrie, etgrâce aussi aux routes récemment percées, qui facilitent partoutl’accès de la chaux. Mais le grave dommage qu’éprouve une partie dusol de la Dombe de la surabondance de l’eau dans ses parties infé-rieures, dommage qui seul l’empêche d’être placé au premier rangque lui assigneraient sa profondeur et son excellente qualité, ne dis-paraîtra complètement que par le drainage.
A l’aide du drainage, la Dombe, sans cesser d’être éminemmentproductive d’herbages, donnera tout ce que peuvent produire les par-ties les plus chaudes de la contrée à laquelle l’école d’agricultureappartient.
L’école est établie dans les bâtiments de l’ancien institut, auquelil a fallu ajouter, toutefois, les constructions nécessaires pour lepersonnel plus considérable de l’école régionale, et pour recevoirle nombre d’élèves internes fixé par le décret. Les bâtiments, ainsique le domaine sur lequel ils se trouvent, lequel comprend 1 55 hec-tares, ont été affermés par l’État moyennant une somme dei i,Ô 2 5 francs, c’est-à-dire à raison de 75 francs l’hectare, les im-pôts restant en outre à la charge de l’administration. La durée dubail est de vingt ans, renouvelable, à la volonté de l’Etat, pour deuxautres périodes de vingt ans chacune moyennant augmentation de1 o francs par hectare par chaque période, et avec faculté pour leministre, après les dix premières années écoulées , de résilier lebail sans indemnité, en prévenant un an à l’avance.
La valeur du mobilier et du matériel de l’ancien institut cédéspar M. Nivière à l’Etat a été estimé, à dire d’experts, à 5i,5o5 fr.35 cent. (Janvier r 84-9• )
Une allocation de 23 o, 800 francs a été appliquée parle ministre,d après une décision de janvier 1849 , une seconde, du mois sui-vant, à la construction des bâtiments qui ont été reconnus indispen-sables aux besoins de l’école.
Ces bâtiments sont aujourd’hui assez avancés. L’ouverture de