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tout ce qui n’est pas pré naturel suit un assolement simple et large ,où les fourrages artificiels, trèfles et vesces de printemps et d’au-tomne fortement fumés, consommés en vert, et laissant le sol libreau plus tard au i 5 juin, alternent avec le blé. Celui-ci est ainsi tou-jours semé de bonne heure sur un terrain enrichi de détritus végé-taux abondants et rendu parfaitement propre, au moyen d’une jachèred’été qui procure à la fois la destruction complète des herbes à racinestraînantes, la pulvérisation qui maintient le sol frais et ouvert auxinfluences fécondantes de l’atmosphère 1 , et la bonne et économiquerépartition des labours.
Dans ce système une fois établi, un homme et une paire de bœufssuffisent aux labours et aux transports de fumier et de récolte d’uneculture de 2 5 hectares. Une économie peut être apportée dans lesfrais de récolte, en faisant consommer sur place, par le bétail, unegrande quantité de fourrages.
C’est donc bien le système de culture à admettre comme transi-tion entre la culture d’inondation, autour de laquelle s’était faite lasolitude, et la culture chargée déracinés et de plantes commercialesqui ne tardera pas d’être sollicitée par les besoins d’une populationplus abondante sur un territoire enrichi et assaini.
Dans le système de culture dont il vient d’être parlé, les prés na-turels produisent 4,ooo kilogrammes à l’hectare, en première coupe,et les terres 5 ,ooo kilogrammes de trèfles, 6,ooo kilogrammes devesces et 22 hectolitres de froment, production qui, partout où elleest établie dans la contrée, depuis quinze ans dans les mêmes condi-tions de sol, mais hors de l’influence des étangs, motive un loyer de60 à 70 francs l’hectare, tandis qu’on en obtient à peine i 5 dansle régime de l’inondation, qui, ayant fait naître l’insalubrité et subs-titué l’eau aux herbages, a rendu la culture des champs supérieurs,sinon impossible, du moins toujours peu productive.
Ce résultat, obtenu par la Saulsaie, et qui, tel qu’il est, double-rait l’alimentation de Lyon s’il était étendu sur toute la surface duterritoire de la Dombe et de la Bresse, peut être obtenu en peu