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3° Un bibliothécaire chargé de la bibliothèque et des archives del’institut,
4° Des surveillants des études.
Après avoir arrêté, comme il vient d’être exposé, le plan sur lequell’école devait être établie, l’administration s’est occupée de son or-ganisation. Ses premiers soins se sont tournés vers la recherche d’unlocal convenable à un établissement aussi important, et qui pûtrépondre par ses dimensions, ainsi que par la convenance de sasituation et de ses dispositions, à tous les besoins de l’école.
Le décret du 3 octobre avait fixé à Versailles le siège de l’Institut,et lui avait assigné pour domaine les fermes comprises dans la cir-conscription du parc, et dépendantes antérieurement des biens dela liste civile. Ces fermes furent donc revendiquées à ce titre, et pourcet usage, par le ministre de l’agriculture, et lui furent en elfet re-mises par l’administration des domaines.
Il devenait, dès lors, nécessaire que le siège de l’école fûtplacédansla circonscription de ces fermes, ou du moins à proximité, pourne pas rendre trop difficiles les relations fréquentes qui devaient seproduire entre l’enseignement et les cultures.
U n’existait dans l’enceinte du domaine concédé aucun bâtimentsuffisamment vaste pour recevoir l’école et ses dépendances. Uneconstruction nouvelle n’eût pas seulement entraîné des dépenses con-sidérables ; elle eût retardé de plus, pour longtemps, l’ouverture del’école, et ajourné pour i’agriculture les avantages que le décretavait voulu lui assurer immédiatement. Parmi les bâtiments que lesconséquences de la révolution de Février avaient mis à la dispositionde l’État, et qui, se trouvant sans destination dans l’enceinte deVersailles, pouvaient être avantageusement occupés par l’école, l’ad-ministration crut devoir arrêter ses vues sur l’hôtel des Grandes-Ecuries.
Elle y trouvait à la fois des cours spacieuses, de vastes bâtiments,pouvant d’autant mieux se prêter par leur étendue et leurs disposi-
.Siégé de Fée,? e.
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