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tions aux divers services de l’école, qu’ils conservaient encore engrande partie les distributions qui leur avaient été primitivementdonnées pour recevoir le Service des pages.
Sans être liés au territoire des fermes, ils en étaient cependantassez rapprochés pour que les professeurs et les élèves pussent s’y trans-porter facilement et sans une trop grande perte de temps. Les incon-vénients de ce faible éloignement se trouvaient d’ailleurs atténuéspar les avantages de la position de l’école et de ses dépendances aucentre de Versailles. Son musée de technologie agricole, sa biblio-thèque, ses collections y devenaient plus a la portée de ceux quiauraient besoin de les fréquenter, et y rempliraient, en effet, plusutilement leur but. Les cours qui devaient être ouverts au publicappelleraient aussi infailliblement un plus grand nombre d’auditeursque s’ils eussent été placés hors de la ville, et dans une position oùl’accès eût pu devenir difficile en certaines saisons.
Telles furent les considérations qui motivèrent le choix que l’ad-ministration crut devoir faire, en vue des intérêts du trésor et desconvenances de l’école.
Sur sa demande, une commission mixte formée des délégués desministères de l’intérieur, des finances, de la guerre, des travauxpublics et de l’agriculture, qui procédait à la reconnaissance des bâ-timents de l’ancienne liste civile devant faire retour au domaine del’Etat, assigna, à l’unanimité , pour le siège de l’école, une portion del’hôtel dit des Grandes-Ecuries.
Mais l’administration de la guerre auquel l’autre portion devaitêtre affectée, et qui occupait provisoirement les bâtiments , fit naîtredes difficultés pour s’en dessaisir; elles ne purent être levées qu’a-près des retards prolongés. Enfin, le 1 1 juillet i 84g, un décret duPrésident de la République assigna les Grandes-Ecuries pour siègede l’école en lui concédant toute la portion formée des cours et bâti-ments compris, à partir de la grille, entre les avenues de Paris etde Saint-Cloud, jusqu’au deux ailes transversales qui séparent la courde l’ancien manège de la grande cour dite la Carrière.