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Cependant il était trop tard pour que l’ouverture de l’écolepût avoir lieu à l’époque indiquée par le ministre dans son exposédes motifs et pendant la discussion du décret. Cette ouvei’ture setrouvait forcément retardée d’une année par tous les obstacles quel’administration avait eus à vaincre. Ce fut pour elle un motif deprocéder plus activement à son organisation. Aussitôt en possessiondes Grandes-Ecuries, elle lit étudier leur appropriation aux besoinsdes services qui devaient y être installés, et travailler aux plans etau devis des ouvrages qui devaient y être exécutés dans ce but ;elle s’occupa en même temps aussi de préparer l’organisation de l’é-cole et de son enseignement.
Déjà elle avait dû procéder à la nomination du directeur des Organisation
*1 * personnel .
études, afin que ce fonctionnaire, qui avait à se rendre compte desdivers services dpnt l’école devait se composer, pût leur assigner,après un examen préalable des lieux, les emplacements les plus favo-rables à chacun d’eux , sous le rapport des convenances de l’enseigne-ment et des facilités de la surveillance, et préparer en conséquenceleur installation.
La réunion des livres destinés à la bibliothèque, celle des appa-reils et instruments achetés pour le cabinet de physique et pour leslaboratoires de chimie, enfin celle des diverses collections des gale-ries , avaient également rendu nécessaire la nomination dubibliothé-caire et celle du conservateur des collections. L’acquisition de labibliothèque, ainsi que celle des instruments de physique et de chi-mie, remontait au premier mois qui avait suivi le décret du 3 octobre.
Elle avait été motivée par des considérations dont on ne sauraitméconnaître la sagesse, quoique le raffermissement de la confiancepublique ait fait heureusement disparaître les tristes nécessités surlesquelles elle se fondait. Si l’on se rappelle, en effet, le chômagede l’industrie et du commerce à cette époque, l’on ne peut quelouer le ministre placé alors à la tête du département de 1 agricul-ture d’avoir, par la disposition immédiate des fonds qui lui étaient
du