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données au concours, et il avait été annoncé dans l’exposé des niolifsdu décret sur l’enseignement professionnel de l’agriculture, que l’ou-verture de l’Institut aurait lieu au printemps ou dans l’automne de1849; mais les difficultés qu’avait rencontrées l’administration pourse mettre en possession des fermes et surtout des bâtiments desGrandes-Ecuries avaient rendu cette ouverture impossible.
La nomination des professeurs par la voie du concours en-traînait nécessairement un nouveau retard; il fallait laisser un longintervalle entre la publication du programme et l’époque del’examen; sans cela l’annonce de ces concours n’aurait pas reçu lapublicité convenable, et les candidats décidés à entrer en lice n’au-raient pas eu le temps suffisant pour se préparer aux épreuves diffi-ciles qu’ils avaient à subir. Il fallait donc, en publiant les programmesdes neuf chaires et en composant les jurys d’examen reculer l’époquedes concours de manière à atteindre ce but. L’arrêté ministériel quiinstitua les membres de ces jurys posa en principe :
Que chacun des concurrents devrait faire parvenir au ministère,sous pli cacheté, et dix jours avant l’époque du concours, le pro-gramme du cours tel qu’il le professerait, s’il en était chargé ;
Que ce programme serait, entre son auteur et deux des concur-rents choisis par le sort, l’objet d’une discussion dans laquelle pour-raient intervenir les membres du jury ;
Que, parmi les épreuves du concours pour chacune des chaires,seraient comprises une composition écrite et une leçon sur un sujetindiqué.
Le soin de rédiger le programme de chaque concours fut aban-donné aux jurys avec la faculté d’y introduire les dispositions parti-culières que pourrait nécessiter la spécialité des différentes chaires,
Les jurys se réunirent successivement pour la rédaction de cesprogrammes. Ils fixèrent les époques de l’ouverture de chaque con-cours et l’administration fit donner à ces actes toute la publicité con-venable,