faire des expériences qui, pour être concluantes, exigent toujours uncertain nombre d’individus, sans parler des chances de perte et demaladie, etc. Quant aux bœufs, leur nombre a été calculé d’après lesbesoins de l’exploitation, où ils doivent être employés comme ani-maux de trait.
Mais l’Institut national agronomique ne doit pas offrir à ses élèveset aux cultivateurs qui le visiteront les seuls types de nos races fran-çaises; on doit y rencontrer aussi des types des principales racesétrangères qu’il serait utile ou d’acclimater chez nous ou de croiseravec nos animaux indigènes, ou simplement de proposer aux agricul-teurs comme modèles des résultats qu’il est possible d’atteindre pardes soins intelligents et des appareillements judicieux. Un inspecteurgénéral d’agriculture, M. Lefebvre-Sainte-Marie, fut chargé à cet elïet,en vertu d’une double décision des 2 9 mai et 3 août derniers, prisepar MM. Buffet et Lanjuinais, de se rendre en Angleterre et en Hollande pour y faire l’acquisition des races d’animaux des espècesbovine et chevaline qui jouissent chez nos voisins de la plus granderéputation et qui ont été l’objet des plus heureux perfectionnements.
Si, dans le nombre des chevaux de race anglaise achetés par M. Le-febvre-Sainte-Marie, figurent un petit nombre d’étalons et de jumentsde pur sang, ce n’est pas que l’administration ait pour but de selivrer à la production de ces animaux comme types reproducteurs; maiselle a eu en vue d’offrir aux élèves de l’Institut un spécimen du che-val léger, comme elle lui présentait des spécimens des chevaux detrait. Il n’y a dans cette importation aucun esprit de système ; des che-vaux de pur sang arabe devaient prendre place à côté des animauxde pur sang anglais, et tous deux auraient servi de matière à desexpériences, et fourni aux élèves d’intéressants objets d’étude et decomparaison.
Ces différentes acquisitions sont aujourd’hui terminées, le ministreayant jugé nécessaire de s’en tenir à celles qui avaient été ordonnéespar ses prédécesseurs, encore bien qu’elles n’eussent pas rempli lecadre qui avait été indiqué dans la discussion du décret. Les étables