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l’administration, mise en possession des fermes au mois de juin,s’occupait de réparer le temps perdu, et improvisait, pour ainsi dire,une exploitation nouvelle, afin de remplacer celle des anciens fer-miers, qui, dès l’automne de i848, avaient cessé leurs travaux, etlaissaient à l’Institut des terres pour la plupart en fort mauvais état,si ce n’est comme fertilité, au moins comme propreté. Malgré toutesces difficultés, la récolte des fourrages et celle des grains et colzasse firent à peu près en temps utile; ou se procura peu à peu lesmoyens d’action qui manquaient complètement au début, et l’onpeut dire que l’exploitation est aujourd’hui presque montée de ma-nière à pouvoir répondre à la pensée qui a présidé à sa création.
Emplois réservés Dans un avenir rapproché, le personnel des divers services des
aux apprentis des A
formes-écoie.,. cultures de l’Institut agronomique se recrutera spécialement, d’a-près les intentions du ministre, parmi les meilleurs apprentis desfermes-écoles. Déjà, les directeurs de ces établissements ont été pré-venus de cette disposition, avec invitation d’en donner connaissanceà leurs apprentis. Cette mesure ne peut manquer de produire parmieux un bon effet et de stimuler leur zèle et leur émulation. Elle offrel’avantage d’ouvrir une carrière aux apprentis les plus méritants, etd’accorder une récompense à ceux qui se seront distingués par leurbonne conduite et leur aptitude. Elle assure, en même temps, auxservices de l’Institut, des sujets capables, déjà éprouvés dans l’ap-prentissage des fermes-écoles.
D’après les prévisions du ministre, il serait demandé aux fermes-écoles 21 élèves bouviers, 21 élèves palefreniers, 21 élèves bergerset 1 5 élèves jardiniers. L’Etat pourvoirait à leur nourriture, à leurlogement et à leur entretien, et allouerait, en outre, à chacun d’eux,une somme annuelle de 200 francs à titre de pécule.
Constructions et L’administration de l’agriculture n’a pas dû s’occuper unique-
réparations, .... ,
ment du mobilier vivant et mort de l’exploitation, elle a été obligée,par la force même des choses, d’entreprendre, sur les fermes dudomaine de Versailles, quelques travaux d’appropriation et de cons-