— 227 —
RÉSUMÉ.
Mais l’Institut national agronomique n’est lui-même qu’une partiedétachée dans le système général de l’enseignement professionnelde l’agriculture. Quelle que soit l’importance du rôle qu’il y joue, ilreçoit, des rapports qui unissent entre elles toutes les parties de cesystème, une utilité et une valeur qu’il cesserait d’avoir s’il fonc-tionnait isolément. II en est de même des autres degrés établis parle décret du 3 octobre ; aussi convient-il, pour les apprécier à touteleur valeur, d’embrasser dans un dernier et rapide coup d’œil l’en-semble des institutions dont on a jusqu’ici exposé séparément l’or-ganisation.
De ce point de vue, l’enseignement agricole, tel qu’il est constituépar ce décret, se distingue, entre les autres systèmes d’enseignementpublic en France, par l’harmonie et la coordination des différentsdegrés dont il se compose, et au moyen desquels il présente unesérie graduée d’institutions dont l’ensemble satisfait à la fois auxconditions de la science et aux besoins de la pratique.
Au premier échelon, les fermes-écoles ont pour mission spécialel’amélioration et le progrès des méthodes et des procédés de cultureusités dans les localités où ces écoles sont situées. Elles préparentsurtout de bons ouvriers agricoles, de bons praticiens pour lescultures spéciales propres à chaque pays.
Les fermes-écoles sont'donc établies pour l’apprentissage des petitscultivateurs et des ouvriers de l’industrie agricole auxquels elles doi-vent donner toute l’instruction qui leur est nécessaire pour leur con-dition, sans leur faire naître le désir ou le besoin d’en sortir.
Les écoles régionales d’agriculture joignent aux travaux pratiquesdes fermes-écoles l’instruction théorique nécessaire pour connaîtrele but et la raison de ces travaux, pour les modifier suivant la naturedes circonstances, pour les perfectionner au besoin.
L’enseignement de ces écoles, en même temps pratique et théo-rique, a pour objet de former des propriétaires en état de bien cul-
20 .