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peu importantes relativement au résultat à obtenir, et il est de l’essencemême des diverses exploitations, de subvenir par leurs produits auxcharges de l’entretien.
Il sera d’ailleurs facile de joindre à ce qui existe les objets qui man-queraient encore à l’étude, tels que jardins botaniques, vignes, mûriers,magnaneries et quelques industries culturales, des collections et une bi-bliothèque spéciale.
Organisé comme les facultés de droit et de médecine, l’Institut nationalagronomique ne recevrait point d’internes, les élèves viendraient du dehorsassister aux cours et aux différents exercices de l’Institut. Des bourses se-raient fondées en faveur des boursiers les plus distingués des écolesrégionales; boursiers sortis déjà en première ligne des fermes-écoles, etsur lesquels un jury aurait prononcé. La voie serait, ainsi que nous l’avonsdéjà dit, ouverte à toutes les capacités qui pourraient se révéler dans lesrangs des travailleurs ; l’instruction ne serait plus un privilèges, mais unesource féconde où tous puiseraient en proportion de leur travail et de leurmérite.
Les élèves libres et non boursiers seraient d’ailleurs reçus, suivraienttous les cours, et prendraient part à tous les travaux de l’établissement.
La durée des études à l’Institut national agronomique serait de deuxannées; les élèves boursiers recevraient le prix de leur bourse, fixé à1,200 francs par an.
Le personnel se composerait de,
Un directeur;
Un sous-directeur professeur;
Six autres professeurs;
Quatre chefs de service faisant fonctions de répétiteurs, et préposés,l’un à l’exploitation rurale, l’autre aux écuries, étables et bergeries de per-fectionnement ; le troisième aux jardins et taux pépinières; le quatrième,enfin, à la sylviculture ;
Un agent comptable ;
Un bibliothécaire, conservateur des collections ;
Deux surveillants.
L’admission à l’Institut serait déterminée par un jury, et les diplômes neseraient délivrés qu’après un examen et des épreuves solennelles.
Les dépenses de premier établissement et d’entretien ne peuvent encore