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vingt-cinq, les fermes régionales, au nombre de neuf, et l’Institut agrono-mique, je me réserve de montrer qu’en retranchant de ce projet tout cequ’il y a d’inutile ou d’excessif, on pourra trouver, dans les économies quirésulteront de ces suppressions, les moyens de combler l’énorme lacuneque j’y ai signalée, et les moyens de régénérer, de transformer l’agricul-ture delà moyenne propriété; car je maintiens, et je répète, qu’il ne faitrien pour les petits cultivateurs. C’est surtout en vue de ces derniers quemes amendements vous seront proposés. En deux mots, je veux démocra-tiser ce projet, je veux que les paysans en retirent quelque chose. (Très-bien ! très-bien ! )
Séance du 23 septembre i84g-
Le citoyen Président. L’ordre du jour appelle la suite de la discussiongénérale sur le projet de décret relatif à l’enseignement agricole. J’appelleà la tribune le citoyen Aubergé.
Le citoyen Aabergé. Citoyens représentants, cultivateur par goût et parétat depuis trente-cinq ans, je ne puis me dire étranger à la question quinous occupe; aussi ai-je pris part à la discussion au sein du comité; j’hési-tais cependant à aborder cette tribune; il ne m’a fallu rien moins que lesencouragements de mes honorables amis, qui m’ont autorisé à compter surquelque peu d’attention et beaucoup d’indulgence de votre part.
L’agriculture a été considérée comme un métier, comme un art, commeune science; et nous ne saurions blâmer ces diverses appréciations. En effet,l’agriculture sert de métier au plus grand nombre de ses agents ; elle estun art pour les fermiers, et devient science pour les agronomes.
Le projet actuel, si je ne me trompe, a pour but d’agrandir la sphèrede la science agricole, en la rendant en même temps exacte et compara-tive, et en en variant les éléments; il a pour but de mettre les praticiensà même d apprécier les meilleures méthodes, en leur en démontrant l’utilitéet en les mettant à meme d’en vérifier les résultats sans de trop grandsdéplacements ; enfin, de populariser les meilleurs procédés de culture enparlant aux yeux et à l’intelligence d’un grand nombre de jeunes ouvriersagricoles.
Nous ne saurions arriver à ce résultat par des demi-mesures, par de