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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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vingt-cinq, les fermes régionales, au nombre de neuf, et lInstitut agrono-mique, je me réserve de montrer quen retranchant de ce projet tout cequil y a dinutile ou dexcessif, on pourra trouver, dans les économies quirésulteront de ces suppressions, les moyens de combler lénorme lacuneque jy ai signalée, et les moyens de régénérer, de transformer lagricul-ture delà moyenne propriété; car je maintiens, et je répète, quil ne faitrien pour les petits cultivateurs. Cest surtout en vue de ces derniers quemes amendements vous seront proposés. En deux mots, je veux démocra-tiser ce projet, je veux que les paysans en retirent quelque chose. (Très-bien ! très-bien ! )

Séance du 23 septembre i84g-

Le citoyen Président. Lordre du jour appelle la suite de la discussiongénérale sur le projet de décret relatif à lenseignement agricole. Jappelleà la tribune le citoyen Aubergé.

Le citoyen Aabergé. Citoyens représentants, cultivateur par goût et parétat depuis trente-cinq ans, je ne puis me dire étranger à la question quinous occupe; aussi ai-je pris part à la discussion au sein du comité; jhési-tais cependant à aborder cette tribune; il ne ma fallu rien moins que lesencouragements de mes honorables amis, qui mont autorisé à compter surquelque peu dattention et beaucoup dindulgence de votre part.

Lagriculture a été considérée comme un métier, comme un art, commeune science; et nous ne saurions blâmer ces diverses appréciations. En effet,lagriculture sert de métier au plus grand nombre de ses agents ; elle estun art pour les fermiers, et devient science pour les agronomes.

Le projet actuel, si je ne me trompe, a pour but dagrandir la sphèrede la science agricole, en la rendant en même temps exacte et compara-tive, et en en variant les éléments; il a pour but de mettre les praticiensà même d apprécier les meilleures méthodes, en leur en démontrant lutilitéet en les mettant à meme den vérifier les résultats sans de trop grandsdéplacements ; enfin, de populariser les meilleurs procédés de culture enparlant aux yeux et à lintelligence dun grand nombre de jeunes ouvriersagricoles.

Nous ne saurions arriver à ce résultat par des demi-mesures, par de