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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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un complément à votre approvisionnement; vous êtes forcés dacheter dublé à lextérieur.

Quand la statistique vous dit que la production du blé en France estde douze hectolitres et demi à lhectare, elle vous dit vrai; il nest paspossible quelle se trompe. Si la terre donnait plus de blé que cela enmoyenne, vous auriez plus de blé que vous nen pourriez consommer, vousen auriez à revendre, tandis que, depuis sept ou huit années, vous êtesobligés den acheter tous les ans.

Jaccepte donc pour vrais, et je défie quon me prouve quils ne le sontpas, les chiffres de la statistique qui établissent que, tandis quen Belgique,en Angleterre et dans plusieurs contrées de lAllemagne, la production deblé sélève à vingt et un hectolitres, chez vous elle reste à douze hectolitreset demi, à treize, quatorze hectolitres; si vous voulez, cela ne fait rien,la marge est large pour constater votre infériorité.

Je disais que cest précisément dans cette classe payant de 3o à 3oo fr.de contributions quexiste la déplorable routine que lagriculture françaisea conservée de lagriculture romaine; il y a quinze siècles que cela se per-pétue, il y a quinze siècles que le progrès na pas réussi à pénétrer danscette catégorie de la propriété.

Que faut-il pour que cette propriété se transforme? Je crois pouvoirmengager, et ici je ne crois pas faire acte dimmodestie; cette solutionest si claire, si triviale, si palpable, que quand vous la connaîtrez, per-sonne ne pourra la contester. Je maintiens quil est extrêmement facile,dans un espace de temps extrêmement court, quatre, cinq ou six années auplus, dobliger les quinze cent mille possesseurs de ces domaines à intro-duire dans leur exploitation un seul changement par suite duquel les pro-duits de leur sol augmenteront dans une énorme proportion.

Cest en vue de ce résultat que jai proposé à lAssemblée un certainnombre damendements que je me réserve de développer ultérieurement.

Assurément ces questions sont dune telle nature, dune si haute gravité,quil nest pas possible à la patience la plus robuste den entendre lexposécomplet après cinq heures consacrées à dautres questions. Je me réservedonc, quand le moment conviendra, quand viendra la discussion des ar-ticles spéciaux se rapportant à ce point, je me réserve, dis-je, de montrerquen retranchant du projet qui vous est proposé et dont jaccepte, je doisle redire, toutes les bases, savoir : les fermes écoles, au nombre de quatre-

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