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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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sionnel de lagriculture? Il est lon a essayé de le mettre sous lanciengouvernement. il est dans les comices !

Les comices sont lenseignement mutuel de lagriculture, vous ferezde la vraie agriculture. Quand vous réunissez tous les cultivateurs duncanton, ils séclairent les uns les autres, ils peuvent parler de choses quilsconnaissent et dont ils soccupent tous les jours; chacun voit le champ deson voisin et il peut apprécier les véritables améliorations. Cest quilfaut chercher le vrai progrès et non pas dans ces écoles qui ne produirontpas les effets que'vous attendez, après avoir occasionné des dépensesénormes. Ainsi, organisez les comices promptement, des chambres consul-tatives, un conseil général dagriculture, un conseil supérieur de toutesles industries lagriculture comptera plus dun membre pour la repré-senter. Certes, je rends justice aux lumières de M. Decazes, mais à luitout seul il ne représentait pas lagriculture : voilà des anomalies quil fautfaire disparaître, et certes, les intérêts de lagriculture sont assez gravespour que nous ayons de véritables représentants de lagriculture. Maisenfin, à côté de lagriculture, est-ce quon ne devrait pas songer à unechose au moins aussi importante, à lhorticulture? Est-ce que lon auraitoublié quun hectare de terre en culture maraîchère nourrit six, huit oudix fois autant de monde quun hectare de terre en culture céréale? Pour-quoi donc cet oubli? pourquoi ne pas créer des sociétés dhorticulture par-tout? pourquoi ne pas mettre à leurs dispositions des primes pour encou-rager les progrès? voilà les choses utiles, parce quil y a un grand avan-tage , et plus vous augmenterez cette nature de produits, plus vous augmen-terez le bien-être de tout le monde. Les produits de lhorticulture ne peuventpasse garder; aussitôt créés, il faut quils soient consommés, et par consé-quent ils sont toujours donnés à bas prix, du moment quils sont considé-rables.

Une institution quil faudrait répandre bien plus encore que les fermes-écoles, cest celle qua fondée un honorable agriculteur dans une grandepartie du Centre et du Midi. M. Bonnet parcourt les départements; il faitdes cours ambulants, Voilà une œuvre utile. Quand un canton sera réunipour le jour de son grand marché, quand un homme connaissant réelle-ment lagriculture, reçu par le Gouvernement pour cela, ayant subi sesexamens, ayant visité les fermes du pays et les fermes étrangères, viendradire devant tout un canton réuni : Voilà ce que jai vu, voilà le profit quon