sionnel de l’agriculture? Il est là où l’on a essayé de le mettre sous l’anciengouvernement •. il est dans les comices !
Les comices sont l’enseignement mutuel de l’agriculture, là vous ferezde la vraie agriculture. Quand vous réunissez tous les cultivateurs d’uncanton, ils s’éclairent les uns les autres, ils peuvent parler de choses qu’ilsconnaissent et dont ils s’occupent tous les jours; chacun voit le champ deson voisin et il peut apprécier les véritables améliorations. C’est là qu’ilfaut chercher le vrai progrès et non pas dans ces écoles qui ne produirontpas les effets que'vous attendez, après avoir occasionné des dépensesénormes. Ainsi, organisez les comices promptement, des chambres consul-tatives, un conseil général d’agriculture, un conseil supérieur de toutesles industries où l’agriculture comptera plus d’un membre pour la repré-senter. Certes, je rends justice aux lumières de M. Decazes, mais à luitout seul il ne représentait pas l’agriculture : voilà des anomalies qu’il fautfaire disparaître, et certes, les intérêts de l’agriculture sont assez gravespour que nous ayons de véritables représentants de l’agriculture. Maisenfin, à côté de l’agriculture, est-ce qu’on ne devrait pas songer à unechose au moins aussi importante, à l’horticulture? Est-ce que l’on auraitoublié qu’un hectare de terre en culture maraîchère nourrit six, huit oudix fois autant de monde qu’un hectare de terre en culture céréale? Pour-quoi donc cet oubli? pourquoi ne pas créer des sociétés d’horticulture par-tout? pourquoi ne pas mettre à leurs dispositions des primes pour encou-rager les progrès? voilà les choses utiles, parce qu’il y a là un grand avan-tage , et plus vous augmenterez cette nature de produits, plus vous augmen-terez le bien-être de tout le monde. Les produits de l’horticulture ne peuventpasse garder; aussitôt créés, il faut qu’ils soient consommés, et par consé-quent ils sont toujours donnés à bas prix, du moment qu’ils sont considé-rables.
Une institution qu’il faudrait répandre bien plus encore que les fermes-écoles, c’est celle qu’a fondée un honorable agriculteur dans une grandepartie du Centre et du Midi. M. Bonnet parcourt les départements; il faitdes cours ambulants, Voilà une œuvre utile. Quand un canton sera réunipour le jour de son grand marché, quand un homme connaissant réelle-ment l’agriculture, reçu par le Gouvernement pour cela, ayant subi sesexamens, ayant visité les fermes du pays et les fermes étrangères, viendradire devant tout un canton réuni : Voilà ce que j’ai vu, voilà le profit qu’on