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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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a retiré, voilà le mal que jai remarqué, voilà quels sont les inconvénients,voilà ce quil faut éviter; il sera cru, et, quand il fera une seconde tournée,il appréciera les avantages des cours quil aura semés en passant.

Ce quil importe, cest donc de créer des comices, de leur donner sur-tout de largent pour quils puissent donner des primes autres que les primesridicules quon distribue aujourdhui. Que voulez-vous que fasse avec uneprime de 20, de 3 o, de ko francs, le petit cultivateur qui a dépensé 200,3 00 francs pour élever un bœuf ou un cheval? Donnez donc de ces primescomme on en donne en Angleterre; ne regrettez pas cet argent, il profiteraau pays et ce que vous aurez donné centuplera de valeur entre les mainsdu cultivateur. Déjà lancien Gouvernement était entré dans cette voie.Des primes étaient données à celui qui, sur une ferme dune étendue peuimportante, avait consacré aux fourrages, à la nourriture des bestiaux laplus grande partie de cette ferme. Voilà une voie dans laquelle il faut per-sévérer, et quand vous aurez ainsi donné des primes, vous aurez fait bienplus pour lagriculture quen créant des fermes-écoles.

Permettez-moi de dire aussi quelques mots relativement aux haras.

Nous avons une terrible manie en France, cest que quand une institutionne répond pas à nos désirs, quand elle narrive pas de suite à toute la per-fection quelle nous paraît devoir atteindre, nous sommes disposés préci-pitamment à la culbuter tout entière, sauf à tout refaire ensuite. (Cestvrai! Très-bien!)

Eh bien, je demande que lon conserve les haras avec les perfectionne-ments que cette institution comporte. Ne faites pas que la France perdeune institution qui donne à lagriculture et à larmée ces beaux typescréateurs, en fait de race chevaline, que les étrangers viennent nouschercher.

La Belgique vient de donner un exemple excellent et qu'il nous fautimiter. Leroi, par une ordonnance récente, vient darrêter que des biblio-thèques rurales seraient formées dans chaque commune. Voilà une choseque je vous engage encore à faire. Quand vous aurez formé dans chaquecommune une petite bibliothèque.

Quelques membres. Il faut leur apprendre à lire dabord.

Le citoyen Amable Dubois. Quand vous aurez dans toutes les communesune bibliothèque rurale, des livres utiles, vous verrez le résultat. Nous nemanquons pas encore en France de cultivateurs écrivains. Nous avons