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a retiré, voilà le mal que j’ai remarqué, voilà quels sont les inconvénients,voilà ce qu’il faut éviter; il sera cru, et, quand il fera une seconde tournée,il appréciera les avantages des cours qu’il aura semés en passant.
Ce quil importe, c’est donc de créer des comices, de leur donner sur-tout de l’argent pour qu’ils puissent donner des primes autres que les primesridicules qu’on distribue aujourd’hui. Que voulez-vous que fasse avec uneprime de 20, de 3 o, de ko francs, le petit cultivateur qui a dépensé 200,3 00 francs pour élever un bœuf ou un cheval? Donnez donc de ces primescomme on en donne en Angleterre; ne regrettez pas cet argent, il profiteraau pays et ce que vous aurez donné centuplera de valeur entre les mainsdu cultivateur. Déjà l’ancien Gouvernement était entré dans cette voie.Des primes étaient données à celui qui, sur une ferme d’une étendue peuimportante, avait consacré aux fourrages, à la nourriture des bestiaux laplus grande partie de cette ferme. Voilà une voie dans laquelle il faut per-sévérer, et quand vous aurez ainsi donné des primes, vous aurez fait bienplus pour l’agriculture qu’en créant des fermes-écoles.
Permettez-moi de dire aussi quelques mots relativement aux haras.
Nous avons une terrible manie en France, c’est que quand une institutionne répond pas à nos désirs, quand elle n’arrive pas de suite à toute la per-fection quelle nous paraît devoir atteindre, nous sommes disposés préci-pitamment à la culbuter tout entière, sauf à tout refaire ensuite. (C’estvrai! — Très-bien!)
Eh bien, je demande que l’on conserve les haras avec les perfectionne-ments que cette institution comporte. Ne faites pas que la France perdeune institution qui donne à l’agriculture et à l’armée ces beaux typescréateurs, en fait de race chevaline, que les étrangers viennent nouschercher.
La Belgique vient de donner un exemple excellent et qu'il nous fautimiter. Leroi, par une ordonnance récente, vient d’arrêter que des biblio-thèques rurales seraient formées dans chaque commune. Voilà une choseque je vous engage encore à faire. Quand vous aurez formé dans chaquecommune une petite bibliothèque.
Quelques membres. Il faut leur apprendre à lire d’abord.
Le citoyen Amable Dubois. Quand vous aurez dans toutes les communesune bibliothèque rurale, des livres utiles, vous verrez le résultat. Nous nemanquons pas encore en France de cultivateurs écrivains. Nous avons