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qu’ils ne cherchent pas les types générateui's, parce qu’ils ne veulent passoigner les laines comme elles doivent l’être.
J’en dirai autant du lin. Les lins français sont meilleurs que les linsétrangers, et cependant savez-vous ce qui se passe? Souvent, dans lesenvirons de nos frontières, l’étranger vient acheter le lin en France; il lerouit, il le prépare en Belgique, et il nous le revend comme lin étranger.Pourquoi cela? Parce qu’il y a des procédés nouveaux que nous ne savonspas employer; parce qu’il y a des expériences qui ont été faites et qui sontrestées sous le boisseau; parce qu’il y a des procédés qu’il faudrait acheter,au moyen desquels nos lins n’auraient plus cette couleur roussâtre qui lesfait repousser.
Ces deux exemples suffiront pour vous montrer ce qu’on pourrait fairepour l’agriculture. Il faudrait entrer dans une autre voie que celle qu’on asuivie jusqu’à ce jour.
Messieurs, je repousse dans le projet tout le premier degré d’instructioncomme inutile, je dirai même comme nuisible. Si vous arrêtez de passer àla discussion des articles, je demanderai qu’au lieu de vingt fermes régio-nales, il n’y en ait pas plus de douze; douze fermes régionales sont au delàde ce qu’il faut.
Je ne repousse certes pas l’institut agronomique supérieur. Je crois qu’ilest nécessaire que nous ayons pour l’agriculture ce que nous avons pour lamédecine, pour le droit et pour la théologie. L’agriculture a droit à unpareil honneur; mais, pour Dieu ! ne dépensez pas en pure perte 6 ou 7 mil-lions par an, quand, en donnant aux comices 2 ou 3 millions, vous feriezbeaucoup plus avec beaucoup moins d’argent. (Approbation sur plusieursbancs.)
Le citoyen de Tillancourt. L’honorable orateur qui descend de cette tribune,en pariant contre l’ensemble et contre les détails du projet, a cependantconclu, en quelque sorte, en l’acceptant, puisqu’il s’est borné à proposercertaines limitations.
Cependant, comme les objections qu’il a faites peuvent avoir laissé uneimpression dans vos esprits, je demande la permission d’y répondre entrès-peu de mots.
L’honorable préopinant vous a dit que le véritable enseignement agricolese trouvait dans les comices agricoles.
Certes, ce n’est pas moi, qui depuis dix ans ai l’honneur de présider un