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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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Linstruction agricole aurait pour résultat de vulgariser en France lesexcellentes pratiques qui nous manquent.

On nous a dit encore quil y avait en ce moment-ci trop de bras dansles champs. A mon avis, cest le contraire qui apparaît à tous les yeux.(Bruit.)

Le problème que nous avons à résoudre, à mon avis,' est de reportersur les champs les bras qui affluent dans les villes, et que lindustrie manu-facturière laisse txop souvent inoccupés. Eh bien, la situation de la France,à cet égard, peut se résumer en deux mots. Dune part, nous avons dela terre qui attend des bras; de lautre, nous avons des bras qui attendentdu travail.

Eh bien, je demande si vous ne ferez rien pour changer cette situation.

Le projet qui vous est présenté me paraît être le premier pas à faire pourarriver à un résultat qui doit affranchir la France de toutes les souffranceset de toutes les crises industrielles par lesquelles elle a passé jusquà pré-sent. Je pense que lAssemblée nhésitera pas un instant à vouloir bienmaintenir le projet à lordre du jour, à passer à la discussion des articles,et à en voter ladoption. (Aux voix! aux voix! )

Le citoyen Président. La parole est à M. Luneau.

Le citoyen Laneau. Il paraît assez étrange que, dans une question dagri-culture, ce soient les hommes qui pendant longues années ont le plus sou-tenu lagriculture, en toutes les circonstances, qui viennent ici proposerlajournement. Cest queffectivemerit ce projet nest pas du tout ce quilsavaient demandé; ce quils sollicitaient depuis longtemps.

Le citoyen Tourret, ministre du commerce et de Xagriculture. Je demandela parole.

Le citoyen Besnard. Je la demande aussi.

Le citoyen Laneau. Cest que lagriculture est un art qui se fonde cer-tainement plutôt sur la pratique, sur lexpérience que sur la science. (Très-bien ! )

Ce nest pas, pour cela, que nous repoussions la science, loin de nouscette pensée; mais nous ne voudrions pas la voir organisée comme ellelest dans le projet.

Et ici je vois que lon créera de nombreux états-majors (Cest cela !) unpersonnel considérable; je vois bien des professeurs dagriculture sans