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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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mains dune certaine classe, ne nuise par cela même à laffranchissement,à lamélioration du sort de la population en général?

Le projet a pour but de répandre lenseignement dans toutes les classes,et je ne comprends pas comment on peut dire que, lorsque sur le plus grandnombre de points possible de la France on aura vulgarisé une bonne pra-tique et une bonne doctrine en fait de science agricole, on naura pas faitavancer lagriculture dune manière extrêmement notable dans notrepays.

Lorateur auquel je réponds nous a cité la supériorité de lagriculture delAngleterre, de lAllemagne, de la Suisse, de lAmérique; il aurait pu sa-voir quen Suisse, en Amérique, en Allemagne, il y a des écoles dagricul-ture qui ont rendu dans ces pays les plus grands services et dont il sagitmaintenant de transporter en France les plus utiles enseignements.

Assurément, sil ne sagissait que de prendre la pratique pour la porterdun point sur un autre, lécole denseignement agricole pourrait paraîtresuperflue; mais peut-on dire que la France possède réellement lenseigne-ment agricole lorsquil est certain que les premières notions, les plusutiles, les plus indispensables, sont complètement inconnues parmi nous?

Si vous voulez, par exemple, examiner ce qui se passe en Angleterre,en prenant un seul détail de la question, celui qui regarde lélève dubétail, lélève des animaux , vous verrez que les Anglais, par une sciencetrès-approfondie, par des recherches extrêmement longues, extrêmementcoûteuses, sont arrivés à dimmenses résultats; ils en sont venus à modifierprofondément la structure extérieure et même la construction intérieuredes animaux utiles à lagriculture, utiles au pays.

Je vous demande si, en France, il y a quelques écoles ou quelque lie'u cette science puisse être appliquée? Evidemment non.

Les Anglais ont modifié, comme je vous le disais, le bétail, les chevaux,les porcs, les moutons, de telle façon quils les ont complètement changés, etquils ont fait une seconde création. ,

Un membre. Ils lont fait sans écoles.

Le citoyen Flocon. On me répond : Ils lont fait sans écoles. Si dansce pays la richesse et lintelligence, par une longue application, ont opérétous ces prodiges sans écoles, elles ne les ont pas opérés sans principes,elles ne les ont pas opérés sans tradition.