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produirait rien dans son domaine, il est sûr de recevoir ses 10,000 francs.Te vous déclare que, au lieu de 3 oo fermes-modèles, vous en trouverezinfiniment plus ; je m’étonne que vous ayez borné là le nombre. Sont-ce làles progrès de l’agriculture? Non : pour faire faire des progrès à l’agricul-ture, il faut apprendre à faire à bon marché, et, malheureusement, c’est cequ’on n’apprend pas. Je le déclare, je comprends des fermes écoles; je necomprends pas que ces fermes soient profitables, en ce sens que les pro-duits couvriront toutes les dépenses. H est bon qu’il y en ait effectivementpour enseigner, pour que, lorsque quelque découverte, lorsque quelquesinstruments aratoires perfectionnés sont introduits, l’immensité des culti-vateurs qui les voient puissent s’en servir; mais, pour bien savoir les con-ditions dans lesquelles il faut placer ces fermes-écoles, je voudrais que l’onconsultât ceux qui doivent y contribuer. Je le déclare, vous n’aurez de vé-ritables progrès de l’agriculture en France, qu’en appelant les conseilsgénéraux, les agriculteurs qui sont placés près du sol, qui sont en rapportavec les cultivateurs.
Il faut présenter un projet dans lequel les départements soient appelésà contribuer, dans une certaine proportion, pour cette organisation agricole.Je suis étonné qu’on n’ait pas consulté d’avance ni les conseils généraux, niles conseils d’agriculture, ni les sociétés d’agriculture, avant de présenterle projet. Je demande l’ajournement jusqu’à ce que les conseils généraux rnon pas à leur session du 5 octobre, car ils se réunissent spécialement pourdes objets déterminés, mais dans leur session ultérieure, puissent être con-sultés. Du reste, je dois vous rassurer sur un point. Cela n’empêchera pasM. le ministre de l’agriculture de faire les améliorations qu’il pourra dé-sirer, car, lorsque nous viendrons au budget de 18/19, le ministre de l’agri-culture peut parfaitement demander la réunion du chapitre v au chapitre vi,la réunion des sommes allouées pour les bergeries, vacheries, au chapitre desencouragements à l’agriculture. Je ne parle pas de la question des haras,qui a été introduite incidemment.
Dans ce chapitre vi, pour l’encouragement à l’agriculture, et qui monteà un million, rien n’empêcliera que vous n’allouiez une somme plus consi-dérable, sans vous lancer dans un système que je crois impraticable si onveut l’exécuter de suite; il n’y a aucun péril dans la demeure. Malgré toutesles belles dispositions de la loi, vous ne créerez pas de personnel, vous neferez pas une organisation instantanément, cela ne peut s’organiser que
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