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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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produirait rien dans son domaine, il est sûr de recevoir ses 10,000 francs.Te vous déclare que, au lieu de 3 oo fermes-modèles, vous en trouverezinfiniment plus ; je métonne que vous ayez borné le nombre. Sont-celes progrès de lagriculture? Non : pour faire faire des progrès à lagricul-ture, il faut apprendre à faire à bon marché, et, malheureusement, cest cequon napprend pas. Je le déclare, je comprends des fermes écoles; je necomprends pas que ces fermes soient profitables, en ce sens que les pro-duits couvriront toutes les dépenses. H est bon quil y en ait effectivementpour enseigner, pour que, lorsque quelque découverte, lorsque quelquesinstruments aratoires perfectionnés sont introduits, limmensité des culti-vateurs qui les voient puissent sen servir; mais, pour bien savoir les con-ditions dans lesquelles il faut placer ces fermes-écoles, je voudrais que lonconsultât ceux qui doivent y contribuer. Je le déclare, vous naurez de vé-ritables progrès de lagriculture en France, quen appelant les conseilsgénéraux, les agriculteurs qui sont placés près du sol, qui sont en rapportavec les cultivateurs.

Il faut présenter un projet dans lequel les départements soient appelésà contribuer, dans une certaine proportion, pour cette organisation agricole.Je suis étonné quon nait pas consulté davance ni les conseils généraux, niles conseils dagriculture, ni les sociétés dagriculture, avant de présenterle projet. Je demande lajournement jusquà ce que les conseils généraux rnon pas à leur session du 5 octobre, car ils se réunissent spécialement pourdes objets déterminés, mais dans leur session ultérieure, puissent être con-sultés. Du reste, je dois vous rassurer sur un point. Cela nempêchera pasM. le ministre de lagriculture de faire les améliorations quil pourra dé-sirer, car, lorsque nous viendrons au budget de 18/19, le ministre de lagri-culture peut parfaitement demander la réunion du chapitre v au chapitre vi,la réunion des sommes allouées pour les bergeries, vacheries, au chapitre desencouragements à lagriculture. Je ne parle pas de la question des haras,qui a été introduite incidemment.

Dans ce chapitre vi, pour lencouragement à lagriculture, et qui monteà un million, rien nempêcliera que vous nallouiez une somme plus consi-dérable, sans vous lancer dans un système que je crois impraticable si onveut lexécuter de suite; il ny a aucun péril dans la demeure. Malgré toutesles belles dispositions de la loi, vous ne créerez pas de personnel, vous neferez pas une organisation instantanément, cela ne peut sorganiser que

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