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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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tés, je dirai : comment se fait-il que cette création, qui incombera à l'Étatdans une forte mesure, dans une grande proportion, nait été appuyée paraucune appréciation et par aucune indication des dépenses dans le projetqui vous est soumis? 11 nen est pas dit un mot. Ce projet se présente toutpetit, tout bénin. La ferme-école, après les développements qui lui serontdonnés, ne coûtera, par année, que i4,55o francs. Le calcul est précis;comme vous voyez, les fractions des centaines y sont.

La ferme régionale coûtera bien peu de chose; elle coûtera 4o,ooo fr.par an.

Comme vous le voyez, le projet présenté dans ces termes à une Assem-blée qui a à cœur, grandement à cœur de soccuper des plus chers intérêtsde lagriculture, il nest pas douteux que cette Assemblée doit sempresserde laccueillir.

Mais tout cela est-il vrai? Hélas! non. Regardons un peu de près lavérité.

Dabord, imaginez-vous la difficulté de trouver dans chaque arrondisse-ment, et je dis dans chaque arrondissement avec volonté, car je sais bienque dabord on nous proposait, dans le projet du ministre, la création,dans tous les airondissements, de trois cent cinquante écoles; je sais très-bien aussi que, dans le projet de la commission, on a essayé de présenterun amoindrissement qui nest pas dans le fond des choses; on ne créeraitdabord quune ferme-école par département, sauf à en créer une plus tardpour chaque arrondissement; cest la variante.

Mais, enfin, il faut toujours arriver, dans un terme qui nest pas indi-qué, à créer, dans chaque arrondissement, trois cent soixante écoles; vousaurez ensuite vingt écoles régionales, ce qui fait trois cent quatre-vingt; etenfin, un Institut supérieur, ce qui fait trois cent quatre-vingt-un; en tout,presque quatre cents établissements.

Voyons dabord pour ce qui regardera le propriétaire avec lequel ilfaudra sentendre.

Il ny a pas la moindre difficulté : on trouvera dans chaque arrondissem entun propriétaire administrant par lui-même une ferme qui lui appartiendra,réunissant toutes les conditions et une étendue de cent hectares. On trou-vera tout à coup ce propriétaire très-heureux de se poser en maître depension; car on lui donnera trente-trois élèves en moyenne , trente-troisélèves quil sera tenu de nourrir et entretenir, de faire travailler, dinstrm'