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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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La démocratie de ce pays a parfaitement accueilli la République; maisune crainte que jexprime, cest que, si en lui promettant quelque avantageon lui prend plus dargent que par le passé, son sentiment démocratiquequon veut caresser se relèvera très-mécontent.

Aussi, pour mon compte, pour le pays que je représente, au pointde vue démocratique, je repousse entièrement le bienfait qui doit, dit-on,résulter du projet.

Maintenant, ce projet tel quil est conçu, accuse-t-il un examen complet,des études suffisamment sérieuses? Cela devrait être, assurément, car jaientendu plusieurs citoyens en réclamer la paternité : la monarchie, le gou-vernement provisoire et le ministre actuel de 1 agriculture et du commerce.Certes, un projet si bien élaboré, un projet, a dit M. le ministre de lagri-culture , qui a déjà reçu par avance lapprobation des conseils généraux deFrance, un pareil projet doit être une chose complète. Eh bien, je lexamine,et sans tomber dans de longs détails, je prends ses deux premières divi-sions.

Les fermes-écoles, dabord.

Je demande , après examen du projet et du rapport, comment les fermes-écoles seront créées; dans la discussion jai vu émettre des idées, mais nidans lexposé des motifs, ni dans le rapport, ni dans le texte du projet, jenai trouvé comment ces écoles seraient établies.

Si je consulte le rapport, page i h , cest lÉtat qui doit créer les fermes-écoles; si je consulte lexposé des motifs du projet, il semblerait quon de-vrait établir ces fermes-écoles avec le concours, avec la bonne volonté,soit de propriétaires, soit de fermiers. A laquelle de ces deux idées faut-ilque je mattache? Jaurais besoin quon me le dise dune manière positive.

Le citoyen Tonrret, ministre de lagriculture. Aux deux.

Le citoyen Besnard. Aux deux! Cest ce que je voulais savoir.

on trouvera un propriétaire ou un fermier qui réunira les con-ditions exigées pour être directeur de lécole modèle, on le prendra proba-blement et on le fera directeur de sa propre chose. Cest la moitié delidée.

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on ne trouvera pas ce directeur fermier ou propriétaire, lEtatdevra créer lécole. Et alors, à part les difficultés pour la première idée, dif-ficultés sur lesquelles je ne suis pas daccord avec mon honorable collègueM. Luneau, difficultés que je signalerai tout à lheure, à part ces difficul-