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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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double dans une grande exploitation, les travaux sont très-divisés, ou lacharge à porter sur tel ou tel champ peut éclairer celui qui a intérêt à nepas renouveler la pratique de telle ou telle culture sur tel ou tel champ ;mais apprendre la comptabilité à lhomme pratique, qui met la main à labêche, javoue que je nen vois pas lextrême utilité.

Ce quil y a de plus extraordinaire, cest ceci : on veut lui enseignerlart vétérinaire, lui donner les notions les plus indispensables pour dotertoutes les contrées de vétérinaires sérieusement agricoles.

Vous voyez quelle est la prétention. . . (Dénégations.)

Je tire ce fait du projet ministériel. Jai employé les termes mêmes delexposé des motifs.

Le citoyen Ministre de l'agriculture et du commerce Jexpliquerai les motifs.

Le citoyen haussât. Je crois quil est impossible que prenant ( et il fautle faire), prenant, pour rendre linstitution utile, les ouvriers à la charrue,les faisant asseoir sur les bancs pendant quatre heures par jour, vous puis-siez, en trois ans, donner des notions élémentaires à des hommes dontléducation avait été jusque- si incomplète, et en faire autant de vétérinairessérieux.

Il me semble, en dernière analyse, que la nécessité de former louvrierpratique nest pas assez démontrée pour quon crée des écoles exprès danslintention de former des laboureurs, des faucheurs, ou dhabituer les ou-vriers à un travail purement manuel.

Je crois que la comptabilité nécessaire aux petits agriculteurs pourraitdevenir lobjet de léducation élémentaire dans lécole primaire, et y seraità sa place; et enfin, je crois quil est impossible de remplir le troisièmeobjet dune manière suffisante pour justifier la création des fermes-écoles quicoûteraient beaucoup dargent.

Ensuite il y aurait, à côté de cela, un bien autre inconvénient, à monsens.

Je suppose que vous ayez formé vos 80 ou vos 36o écoles comme vous ledésirez; en voici le résultat : vous jetterez sur le pavé au moins 3,6oo ou-vriers, 3,6oo hommes qui ne pourront pas se contenter naturellement dusalaire ordinaire de vos campagnes; il faudrait trouver à les utiliser. Jeconçois parfaitement que celui qui a une exploitation considérable, une ex-ploitation dune étendue de 100 hectares même, je conçois quil puissefaire, jusquà un certain point, le sacrifice dune partie des revenus de ses

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