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métier et du plus pénible de tous les métiers. Nous, nous voulons l’éleverà la hauteur d’une profession noble, comme la nature, grande comme sesproduits, qui embrassera dans son vaste ensemble toutes les sciences dontelle a primitivement soulevé les éléments.
Pour atteindre ce but, nous ne demandons pas 7 millions, comme l’aprétendu un précédent orateur, nous réclamons seulement 5 oo,ooo fr. surl’exercice courant, et 2 , 5 oo,ooo sur l’exercice 1849. Vous n’avez pas hé-sité à voter dernièrement 600,000 fr. pour les théâtres de la ville de Paris,et, quand il s’agit de l’agriculture, qui compte plus des deux tiers de la po-pulation , qui paye plus de 200,000,000 d impôts directs et donne des pro-duits qui payent l’impôt indirect sous toutes ses formes, vous paraissezhésiter.
Quelque fortes que puissent vous paraître ces sommes dans les circons-tances difficiles où nous nous trouvons, remarquez bien que, d’un côté,elles ne seront exigibles , en majeure partie, qu’à une époque où la marchedes affaires aura nécessairement repris son cours habituel, et que, de l’autre,elles sont une bien faible rémunération pour tant d’immenses sacrificesque l’agriculture n’a jamais cessé de faire pour le pays.
Le retour à l’agriculture, d’ailleurs, n’est-il pas le vœu de l’époque? Il
occupe tous les esprits, il est dans toutes les bouches!.Et ce retour,
soyez-en persuadé, Messieurs, ne peut se réaliser que par la régénérationintellectuelle.
Je sais que nous ne rappellerons pas immédiatement dans nos campagnes,par le fait seul de la formation des établissements d’éducation agricole,l’excédant des populations urbaines; mais, si nous recevons dans nos écolesla partie ordinairement émigi’ante, évidemment nous aurons atteint notrebut, car nous aurons coupé le mal dans sa racine et préparé un meilleuravenir à notre pays.
La tâche est pénible, sans doute; des difficultés sans nombre surgiront;piais,quand on est pénétré de la gi'andeur et de l’importance d’une œuvre,qu’on a foieTconviction en elle, il faut en poursuivre courageusement iaréalisation. Ah! si vous repoussez avec tant d’énergie les tendances quiveulent détruire, de grâce, Messieurs, acceptez les lois qui tendent à con-solider !
Le citoyen Tourret, ministre de l agriculture et du commerce. Citoyens, jen’entrerai pas dans de longs développements pour prouver l’importance du