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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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nales. Mais, à Paris, vous pouvez y recevoir des leçons, et non pas endonner.

On me répondra que, pour enseigner l’horticulture en province, il fautformer des professeurs. Sans doute; mais croit-on que les savants élèves del’Institut national agronomique de Versailles se contenteront des appointe-ments de 1,000 et de 1,200 francs des fermes-écoles et des fermes-régio-nales. Je ne le pense pas.

On veut faire également à l’Institut national des essais d’acclimatationde plantes et d’animaux exotiques. Je vous en prie, Messieurs, avant d’in-troduire des plantes nouvelles et des animaux inconnus dans nos cam-pagnes, dont l’utilité pratique peut être fort contestable, tâchons de biencultiver et d’élever avec soin les plantes nombreuses et les divers animauxindigènes qui sont en notre possession.

Les alpacas et les lamas de l’Amérique du sud sont moins problématiquesque le chou colossal de la Nouvelle-Zélande; mais je suis convaincu queles éducateurs des premiers feront moins de bénéfices que le marchand degraines du géant végétal.

Je suis bien loin de blâmer, j’approuve au contraire beaucoup l’in-troduction des espèces similaires de nos animaux domestiques; mais ré-pandez l’instruction agricole, et l’industrie privée saura faire, à cet égard,toutes les améliorations désirables. En attendant cette époque, qui ne tar-dera pas trop longtemps, je l’espère, du moins, l’administration devracontinuer l’introduction et l’élevage des races perfectionnées dans ses haras,vacheries et bergeries expérimentales. (Aux voix! aux voix! — Parlez! par-lez!) Je suis dans la question.

Le citoyen Président. II y a une partie de l’Assemblée qui ne veut pas écou-ter : je lui fais observer quelle empêche d’entendre une autre partie consi-dérable qui veut écouter.

Le citoyen Jamet. Je vais maintenant vous signaler le danger qui résulte-rait, selon moi, de la création de l’Institut de Versailles. Peu de motssuffiront pour vous le faire toucher du doigt.

On compare l’Institut national à l’école polytechnique; on ne fait pasattention que les élèves de cet établissement ont,un avenir assuré; desfonctions bien rétribuées sont mises à la disposition des élèves sortants;une carrière honorable et lucrative leur est ouverte; ils peuvent choisirdans l’armée, les mines, les ponts et chaussées et l’administration des tabacs,