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bibliothèque spéciale coûteront bien quelque chose. Je ne tiens pas comptedes bâtiments ou de leur appropriation, ce qui exigera également unesomme assez ronde.
Comment! on dépensera beaucoup d’argent â Versailles, tout près deParis, pour donner des leçons d’horticulture et d’arboriculture! En vérité,ce sera bien de l’argent perdu; car je défie l’Institut national de faire, nonpas mieux, mais aussi bien que nos jardiniers de Paris et de la banlieue.
Je porte le défi à tous les professeurs d’arboriculture de l’Europe decultiver et de tailler le pêcher et la vigne aussi bien que les jardiniers deMontreuil et de Fontainebleau.
J’ai vu dimanche dernier l’exposition de fleurs et de fruits du jardin d’hiver ;cette magnifique exposition donne une idée complète de l’habileté deshorticulteurs et pépiniéristes de la Seine et des départements voisins.
( Bruit prolongé. )
Eh! Messieurs, vous avez entendu des financiers et des avocats, vousdevriez bien entendre un homme du métier! (Oui ! — Très-bien!)
Je fais de l’agriculture depuis vingt-cinq ans, et j’ai le droit d’être en-tendu de vous. Je vous propose un amendement sérieux, et je vous pried’écouter sérieusement. (Parlez! parlez!)
Quant à la culture maraichère, elle est portée à Paris à un tel degré deperfection, que chaque jardinier pourrait être un excellent professeur : ily a tel d’entre eux qui tire d’un hectare 5o,ooo fr. de produit brut; oui,Messieurs, 5o,ooo fr. ! Il est vrai de dire que ce produit est le résultatd’une culture forcée; mais, véritablement, c’est un tour de force en cul-ture.
Il ne me sera pas difficile de vous faire croire que l’Institut nationalagronomique de Versailles ne donnera pas un semblable produit ;• mais onpourrait bien y dépenser cette somme pour l’enseignement de l’industriehorticole.
La société nationale d’horticulture a grandement aidé au développementde cette industrie; laissez-la continuer sa tâche; elle n’a pas besoin devotre institut.
Je sais que l’horticulture n’est pas arrivée à ce degré de perfection dansla majeure partie des départements. Vous ferez donc bien de 1 enseigner,ainsi que l’arboriculture, dans vos fermes-écoles et dans les écoles régio-