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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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animaux domestiques, c’est-à-dire à l’observation des animaux malades oudes animaux morts destinés à la boucherie? Or, qu’est-ce que cela veut dire?Je conçois parfaitement, sous le point de vue de la science, que cela soit. utile à l’artiste vétérinaire lui-même; mais, dans les campagnes, à quoi celaservira-t-il? Est-ce que vous donnerez à vos vétérinaires la faculté d’in-fuser la science qu’ils ont aux élèves qu’ils formeront dans vos écoles? Maisnon, vous n’avez pas cette prétention. Les professeurs diront aux élèves :Voilà telle ou telle maladie. Les élèves en apprendront le nom ; mais ap-prendront-ils l’art si difficile de guérir les animaux domestiques ? Je ne Vecrois pas, ce n’est pas possible : c’est-à-dire qu’ils porteront dans nos cam-pagnes bien plus de prétentions que s’ils étaient ignorants, bien plus d’im-pudence pour venir qualifier prétentieusement les maladies et donner desremèdes empiriques. En définitive, il en résultera bien plus de mal dansnos campagnes.

Or, comme, à mon sens, dans votre projet, c’est une chose sérieuse,et que cette chose sérieuse ne peut avoir le véritable résultat que vous at-tendez, je vote contre l’établissement des fermes-écoles.

Le citoyen Président. La parole est à M. Auberger.

Le citoyen Auberger. Citoyens représentants, l’honorable orateur vous afait connaître le peu de sympathie que les conseils généraux avaient mani-festé en 18^7 P our l’enseignement agricole. Il nous a dit également, d’unautre côté, que si les ouvriers de la campagne avaient beaucoup de force,ils manquaient d’intelligence.

Je reconnais avec lui qu’il y a beaucoup de vrai dans ce qu’il a dit.Quant aux conseils généraux; qu’il soit sans inquiétude, la proclamationde la République suffira pour les faire changer d’avis. ( Rires et bruit. )Quant aux ouvriers agricoles, je reconnais, comme l’honorable orateur,qu’ils ontbeaucoup de force, mais je ne suis pas de son avis quant à l’intel-ligence. Ils en ont beaucoup, seulement elle est en germe; elle a besoind’êlre développée ; c’est ce développement que M. le ministre de l’agricultureveut obtenir par son projet. ( Très-bien ! )

Je vote pour le projet, contrairement à l’opinion de l’honorable orateur.{ Très-bien ! — Aux voix! aux voix ! )

Le citoyen Président. Je; vais mettre aux voix l’article 3, qui prend letitre d’article à, et d’abord je le relis :