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sous une forme ou sous une autre, est-ce que vous ne leur demandez pastoujours ! (Interruption. )
J’entends l’objection et j’y réponds.
On me dit : Mais prenez garde ; il y a des départements riches, il y ena de pauvres. Ces départements riches doivent, en raison du sentiment defraternité qui est désormais la loi de tous, loi que je bénis, doivent venircoopérer, pour leur quote-part, aux sacrifices nécessaires, afin défaire sortirles départements pauvres de la misère dans laquelle ils se trouvent, et derendre la vie à l’agriculture dans ces départements.
Je crois que c’est là l’objection. Eh bien, je suis parfaitement de cet avis.
Je dis que, du moment où, sur une somme de 16,ooo f , à laquelle j’es-time que s’élèvera le dépense de chaque ferme-école, quand les fonds cen-tralisés iront se verser pour 12,000 francs, je dis que c’est peu de choseque de demander 4 ,000 francs-à un département, afin de le favoriser parune ferme-école.
Eh hien, je dis une autre chose; je dis qu’ainsi vous avez le moyen dene pas faire de ferme-école dans tous les départements, si vous le voulez,parce que dans le Nord, par exemple, irez-vous faire une ferme-école afind’apprendre à cultiver! Je suppose que vous prendrez là vos professeurs etque vous les enverrez dans les autres départements. (Non pas!)
Irez-vous dans la vallée de Corbon et dans la vallée d’Auch établir uneferme-école, afin de montrer aux cultivateurs comment ils doivent en-graisser les bœufs qu’ils vendent au marché de Poissy ? Je vous déclare quevous irez là apprendre ce que l’on sait depuis longtemps et ce que l’onn’apprendra pas de vous. Quant à la prétention de dire que l’agriculturen’existe pas, quelle a des lois qui ne sont pas certaines, oubliez-vous qu’ily a un progrès magnifique en agriculture depuis nombre d’années? Vouspouvez le bâter, mais vous ne le faites pas. Voyez un peu ce progrès . sousLouis XIV, il y avait 20 millions d’habitants, 6 millions mangeaient du painblanc, du pain de froment, i 4 millions d’habitants, au contraire, vivaientdu pain de grains inférieurs. Aujourd’hui, voyez le renversement qui s’estproduit : sur 36 millions d’habitants nous en avons 22 millions qui mangentdu pain de froment et les 1 4 autres millions sont seuls réduits à la nour-riture qui était générale dans le grand siècle. A cette même époque on cul-tivait cependant une étendue de terre à peu près aussi considérable quecelle que l’on cultive aujourd’hui. Dira-t-on maintenant que l’on n’a pas fait