Buch 
Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
Entstehung
Seite
569
JPEG-Download
 

— 569 —

de progrès?_Et depuis trente ans, est-ce que nos départements du centre,

qui étaient abandonnés complètement, dont la culture était la honte de laFrance, car les Espagnols qui étaient à Bourges déclaraient que cette villeétait la capitale de la Sibérie française, est-ce que depuis trente ans, dis-je,l’agriculture n’y a pas fait de grands progrès?

Les travaux qu’on a faits, les nouvelles méthodes qu’on a introduites,montrent évidemment qu’avant les fermes-écoles, l’agriculture était pro-gressive. Je dis donc que votre défiance à l’égard des départements, quele refus de leur donner la faculté d’établir des fermes-écoles, est une injurefaite à leur intelligence et à leur patriotisme.

Le citoyen Président. Je vais mettre aux voix l’amendement.

Voix diverses. La division !

Le citoyen Président. Je ferai observer que la première partie de l’amen-dement a déjà été rejetée sur l’amendement de M. Desmolles, qui disaitexactement la même chose. Je mets donc aux voix l’ensemble de l’amen-dement.

Quelques voix. Sur quoi vote-t-on ?

Le citoyen Président. Sur l’amendement.

(L’amendement n’est pas adopté.)

Le citoyen de Montreuil. Il y a surprise, plusieurs membres ne savaientpas sur quoi ils votaient; je proteste contre le vote, et je demande que maprotestation soit inscrite au Moniteur.

Le citoyen Président. Je mets aux voix, maintenant, l’article 5.

« Les traitements et gages du personnel enseignant sont payés par l’État,lequel prend aussi à sa charge le prix de la pension qui, joint au travail desélèves, est allouée au directeur, pour l’indemniser des dépenses de nour-riture et autres, occasionnées par l’admission des apprentis, »

(Cet article est mis aux voix et adopté.)

A la suite de l’article 5, M. Langlois propose un article additionnel ainsiconcu:

« Les colonies agricoles dépendant des maisons centrales de détentionseront, comme annexe des fermes-écoles les plus voisines, soumises à l’en-seignement des instituteurs de ces fermes, et placées sous la surveillanced’un chef de pratique.

Il n’est d’ailleurs rien innové aux lois et règlements qui concernent la

7 2