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qui na pas encore été appliquée en France, mais qui l’a été en Angleterreet en Allemagne, et j’appelle sur ce point l’attention toute particulière deM. le ministre de l’agriculture.
Le citoyen Président. L’amendement de M. Gérard est-il appuyé P (Oui!oui ! )
Le citoyen Tourret, ministre de l’agriculture et du commerce. Il est certain,ainsi que le dit l’honorable préopinant qui descend de la tribune, que c’estune idée nouvelle que d’appliquer le stage à l’agriculture; mais il y a mieux:ça été, alors qu’on discutait la loi, un des premiers moyens qu’on voulaitemployer pour répandre l’instruction agricole. On disait que ce qu’il y avaitde mieux à faire, et je ne désespère pas de l’essayer, était de prendre le jeunehomme qui montrait quelque intelligence pour l’envoyer passer l’inspection,visiter, servir de domestique même dans les fermes qui étaient le mieuxcultivées.
Le stage est une chose bonne, non pas seulement quand on sait; il sertpour apprendre la conduite générale d’une ferme. Il s’agit d’observer, nonpas seulement comment on cultive, mais comment l’ensemble de la fermemarche. Le stage a une importance tout autre que ce qu’on apprend dans laferme-école, dans la ferme régionale; on ne s’occupe là, en général, quede ce qui est appris, montré; là c’est de l’ensemble même de l'affaire qu’ils’agit; l’élève doit se placer au point de vue du directeur, embrasser la con-duite de la ferme dans son ensemble. Le stage est pour donner à l’élève lemoyen d’appliquer ce qu’il sait sans faire de fautes d’administration.
Le citoyen Paulin Gillon. Nous avons cru jusqu’ici, Messieurs, que nousne nous obligions à payer que des professeurs et des directeurs.
Une voix. Et des élèves !
Le citoyen Paulin Gillon. Plus des élèves, comme on me le fait observer.Mais voici quelque chose de nouveau: ce sont des stagiaires maintenantqu’il faut rétribuer. Il faut les rétribuer, parce qu’ils ne savent encore rienen agriculture.
Le citoyen Ministre de l’agriculture. Pas le moins du monde.
Le citoyen Paulin Gillon. Ils ne savent rien de la pratique de l’agriculture.
Le citoyen Ministre de l’agriculture. Je vous demande pardon. Il ne fautpas se faire de cela une montagne. Je n’ai pas dit un mot de cela: j’ai ditqu’ils savaient l’agriculture et qu’il ne s’agissait pour eux que d’apprendreà conduire la ferme.