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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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Le citoyen Paulin Gillon. Ils savent la théorie, mais ils ne savent pasconduire une ferme. J’accepte l’explication.

Eh bien ! qu’est-ce que ces stagiaires qu’on propose de payer et qui nesavent pas encore conduire une ferme? Ils ont passé par les écoles qu’on ap-pelle les écoles modèles , les fermes-modèles.

Un membre. Il n’y en a pas.

Le citoyen Paulin Gillon. Je vous demande pardon. L’article précédentporte que les meilleurs élèves des fermes modèles. . . .

Le même membre. 11 n’y a pas de fermes modèles.

Le citoyen Paulin Gillon. Des fermes-écoles, soit. Ils auront passé par lesécoles d’agriculture.

L’article précédent exprime que les meilleurs élèves des écoles élémen-taires d’agriculture, c’est-à-dire des fermes-écoles, seront admis dans lesfermes régionales, n’est-ce pas? (Oui 1 Oui!) Eh bien , ils n’auront pasappris grand’chose, h ce qu’il paraît, dans ces fermes-écoles. Mais, en sor-tant de là, ils iront continuer leurs études , compléter leur expérience dansles fermes régionales : c’est-à-dire qu’ils auront fait leur f cours d’études se-condaire, et quand ils auront été ainsi les meilleurs élèves des fermes-écoles, quand ils auront complété loutes leurs études dans les fermes ré-gionales, ils ne sauront encore rien.

Un membre. C’est une école d’application,

Le citoyen Paulin Gillon. Non, il faudra qu’ils viennent, en qualité dethéoriciens purs, se faire stagiaires dans vos établissements, et à partir dece moment ce sei’a l’Etat qui les payera.

Le citoyen Président. Permettez, monsieur Gillon, je vous interromps. Ilest question dans ce moment-ci de l’amendement de M. Gérard, qui ditque les élèves seront placés dans ces établissements à leurs propres frais.

Le citoyen Paulin Gillon. M, le ministre propose de faire payer les sta-giaires par l’Etat; un de nos honorables collègues propose de les admettrecomme stagiaires dans ces établissements, pour apprendre à les conduireà leurs propres frais.

Le citoyen Président. Soit à leurs frais, soit aux -frais de l’État.

Le citoyen Gillon. Soit. Mais j’appelle l’attention de l’Assemblée sur ceci.C’est la critique la plus amère, la plus incisive, et en même temps la plusjudicieuse qu’on pût faire des résultats de ces fermes-écoles, qui nous coû-