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culture, si on ne sort pas précisément de l’Institut agronomique de Ver-sailles !
Est-ce que jusqu’ici vous n’avez pas eu des professeurs qui ne sont passoi’tis de l’école de Versailles? Est-ce que Mathieu de Dombasle avaitattendu l’Institut de Versailles? Est-ce que partout ailleurs on exige mêmedans les endroits où on est le plus sévère, par exemple, en Allemagne, est-ce qu’on exige un diplôme de tel ou tel institut? Mais non, en vérité; ceserait faire des conditions trop absolues que d’imposer l’obligation d’aller àVersailles pour avoir la vocation de professer l’agriculture.
J’espère que vous vous montrerez un peu plus rigoureux à l’égard de cetarticle que vous ne l’avez été à l’égard des autres.
Le citoyen Toarret, ministre de l'agriculture. Un mot d’explication, Mes-sieurs. Il y a confusion dans l’esprit de l’honorable M. Laussat. Nous nedisons pas le moins du monde qu’on ne pourra pas devenir professeurd’agriculture, si on n’a pas passé par l’Institut de Versailles. Telle n’est pasla disposition du projet de loi.
Nous disons que l’État, qui fonde l’Institut agricole, prendra ses profes-seurs pour les écoles régionales à l’Institut de Versailes. Par cette disposition,l’État se préoccupe de placer les élèves qu’il forme ; c’est presque un devoir.Mais l’instruction agricole est libre; une preuve que nous sommes pluslibéraux que ne le pense l’honorable orateur qui descend de la tribune,c’est que nous avons établi le concours, non-seulement entre les élèves quisortiront de nos établissements, mais encore entre ceux qui viendront den’importe où. 11 pourra parfaitement s’établir, à côté des établissements del’État, telles fermes que vous voudrez, absolument pareilles à celles del’Etat, et que vous pourrez avoir des professeurs sans diplôme de l’Institutagronomique, et répondant à tous les besoins que la société pourra ré-clamer.
Le citoyen de Kerdrel. Je demande la parole.
Le citoyen Président. M. Dezeimeris l’a demandée avant vous.
Le citoyen Dezeimeris. Si l’on ne prescrivait aucune condition pour devenir professeur, je concevrais la restriction de l’article i 6 ; mais on nepourra devenir professeur, soit dans une école ordinaire, soit à l’institut deVersailles, qu’en passant par les épreuves d’un concours. Eh bien, je ne saisrien de plus illibéral que de ne pas admettre à un concours quiconque se
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