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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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Le citoyen Favart. Ce sont des phrases, tous ces articles-là. Ce n’est pas làle style législatif.

Plusieurs membres. Il faut supprimer le paragraphe a. (Oui! oui!)

Le citoyen Président. M. le ministre consent-il à cette suppression?

Le citoyen ministre de l’agriculture. Oui, M. le président.

Je propose aussi de rédiger ainsi le dernier paragraphe:

«Les expériences seront également rendues publiques, ainsi qu’il estprescrit par l’article 11 . »

Un membre. Il faudra revoir la rédaction.

Le citoyen Président. Ainsi l’article 1 5 serait ainsi conçu :

« L’institut national agronomique réunit le caractère expérimental con-féré aux écoles régionales.

«Les expériences seront également rendues publiques, ainsi qu’il estprescrit en l’article 11 . » (Oui! —Aux voix!)

(L’article est mis aux voix et adopté.)

Le citoyen Président. Nous passons à l’article 1 6.

Il est ainsi conçu:

« A partir de l’année 186 o, nul ne sera admis au concours comme candidataux fonctions de professeur dans une école régionale d’agriculture, et nepourra obtenir une des chaires spéciales d’économie rurale et d’agriculture àl’Institut national agronomique, ni être nommé inspecteur d’agriculture,s’il n’est muni d’un diplôme de l’Institut. »

M. Laussat a demandé la parole sur l’article.

Le citoyen Laussat. Messieurs, je vous demande que vous vous arrêtiez unpeu dans votre bonne volonté en faveur du projet, parce qu’ici il s’agitnon-seulement des intérêts de l’agriculture, mais aussi d’une espèce de li-berté; car, enfin, comment! il sera défendu à qui que ce soit d’aller puiserla science ailleurs qu’à l’institut agronomique de Versailles!

Je conçois jusqu’à un certain point que l’on soit de cet avis quand onest professeur, mais quand on est agriculteur, on peut croire à la scienceagronomique d’autres personnes qui ne seront pas professeurs.

Et, en vérité, où nous mène-t-on? C’est une nouvelle faculté, la facultécgricole. J’ai été élevé dans la frayeur des professeurs (On rit); je le prouvepar mon ignorance peut-être, mais, enfin, toujours est-il que j’ai conservécette crainte. Et remarquez comme on va, comme on prend ses quartiersd’hiver. Comment! il sera impossible de se dire digne de professer l’agri-