Buch 
Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
Entstehung
Seite
599
JPEG-Download
 

— 599 —

auront pour leurs professeurs plus de respect, pour les études et le travailplus d’ardeur et de zèle, si le ministre du culte vient souvent, au nomde Dieu, graver dans leurs cœurs la connaissance et l’amour des devoirs.

Plus d une fois ils seront assaillis par l’ennui et le dégoût, plus d’une foisils concevront contre leurs professeurs des préventions injustes. Dans cestristes moments, tout ce que leurs chefs pourraient leur dire serait suspect,et par conséquent insuffisant. Au contraire, la parole d’un homme étrangerà l’établissement, et en qui ils ont confiance, relèvera leur courage, rani-mera leur bonne volonté, dissipera leurs préjugés, les préservera de lasédition, et les rendra à la raison.

Les relations que ces entretiens établiront entre l’école et les ministresdu culte rendront l’école chère aux populations. Les pères de famille aime-ront à ouvrir à leurs enfants une carrière où ils seront certains que lesprincipes religieux, loin de s’affaiblir et de s’éteindre, se fortifieront, s’élè-veront au niveau de leurs autres connaissances. (Aux voix! aux voix!)

Le citoyen Président. Le paragraphe additionnel est-il appuyé P (Non!non! — Oui!)

Je le mets aux voix.

(Le paragraphe additionnel n’est pas adopté.)

«Art. 17. Les écoles régionales et l’Institut national seront administréset régis pour le compte de l’Etat.» (Adopté.)

M. Desjobert propose un article additionnel ainsi conçu :

« Le ministre de l’agriculture pourra néanmoins conserver dans la formeactuelle, et cela jusqu’à l’expiration des traités qui les régissent, les établis-sements aujourd’hui existants et qui remplissent le but proposé par lacréation des écoles régionales. »

Le citoyen Desjohert. L’Assemblée n’a certainement pas l’intention, nonplus que M. le ministre, de détruire ce qui existe. (Non !) Nous voulonstous suppléer à ce qui peut manquer. L’amendement que j’ai l’honneur devous proposer est accepté, je pense, par M. le ministre.

Le citoyen Président. L’amendement est-il appuyé? (Oui! oui!)

Le citoyen Ministre del'acjricuUare. Je serais tout disposé à accepter l’amen-dement qui est proposé; cependant je le trouve rédigé d’une façon un peutrop générale. Il y a l’enseignement, d’une part, et l’exploitation, de l’autre.L’enseignement, l’État se le réserve; l’exploitation est abandonnée au direc-teur. Je crois qu’il serait important de modifier l’amendement de M. Des-