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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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jobert dans cet ordre d’idées; qu’il nous soit permis, tout en conservantGrignon, de tendre à une modification qui ferait que l’enseignement vien-drait plus tard se conformer à ce que nous demandons pour les fermesrégionales. Du reste, nous n’avons pas le moins du monde l’envie de sup-primer Grignon, non plus que de nous priver des ressources que nousoffrent tous les établissements qui aujourd’hui fonctionnent bien.

Voix diverses. L’article est inutile.

Le citoyen Desjobert. Mon amendement ne contredit pas la pensée deM. le ministre.

Le citoyen Ministre de l’agriculture. Il faut qu’il soit bien entendu que,sous le rapport de l’enseignement, il sera loisible au Gouvernement defaire rentrer Grignon dans les conditions que nous demandons pour lesfermes régionales.

Le citoyen Richier. L’article additionnel me semble inutile; Grignonpourrait recevoir les formes d’une école régionale ; vos écoles régionalessont en même temps des écoles expérimentales ; or, ces expériences né-cessiteront des frais, des chances de non-réussite, et comme Grignon estsous l’administration d’un conseil spécial qui résulte de son origine, de laconstitution d’une société anonyme, il en résulterait que l’intérêt des ac-tionnaires, prédominant l’intérêt de la science, il serait dangereux d’aban-donner à l’industrie, au lucre particulier, des subventions assez considé-rables. Or, vous savez que jusqu’à ce jour les subventions accordées àl’école de Grignon ont été de 66,000 francs. S’il fallait persister dans cettevoie, Grignon serait un établissement privilégié que l’économie de votredécret ne peut admettre. (Très-bien! très-bien!)

Le citoyen Desjobert. Notre honorable collègue commet une erreur enpensant que l’école de Grignon reçoit une subvention aussi considérableque celle qu’il a indiquée : elle est d’environ moitié de ce qu’il indique.En montant à cette tribune, j’ai voulu seulement constater qu’il y a maintenant en France un institut agricole établi aux frais de l’industrie particu-lière, faisant de l’agriculture sans perte, et recevant du Gouvernement,les frais du professorat, une subvention modérée.

Maintenant, je laisse à M. le ministre la responsabilité de la chute decet établissement, qui, je crois, a rendu des services; car si M. le ministreaujourd’hui peut trouver des personnes à mettre à la tête des établissementsprojetés, j’ose affirmer qu’il les prendra tous parmi les anciens élèves de