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nombre d’écoles régionales, de fermes-écoles qui avaient été établies parles administrations précédentes; il y avait quelques cours d’agriculture dansles villes, une inspection d’agriculture, enfin des colonies agricoles oupénitentiaires auxquelles l’administration de l’agriculture accorde des sub-ventions. Toutes ces créations déterminaient une dépense de 4oo,ooo fr.environ. Il n’y a donc, à proprement parler, sur les 2,5oo,ooo fr.qu’une somme de 2,100,000 fr. destinée à faire face aux dépenses nou-velles.
La commission propose sur cette somme une réduction de i, 4 oo,ooofr.Il ne resterait donc pour faire face aux dépenses nouvelles résultant dudécret du 3 octobre i 848 , que 700,000 fr. environ.
Je crois, Messieurs, pouvoir établir clairement devant l’Assemblée quecette réduction est l’annulation du décret du 3 octobre 1 848 , et, en mêmetemps, si considérable, qu’elle n’est plus possible.
Je prie l’Assemblée de vouloir bien remarquer que je n’ai aucun inté-rêt d’amour-propre engagé dans cette question , et que les considérationsque je présente à l’Assemblée n’ont rien de suspect dans ma bouche, carj’ai été l’adversaire très-décidé du décret du 3 octobre 1848 , et je préviensl’Assemblée que je ne viens désavouer aujourd’hui aucune des objectionsque j’ai présentées à cette époque. Mon opposition, je dois le rappeler, aeu alors fort peu de succès; car, au scrutin de division-sur l’ensemblede la loi, quarante-neuf personnes seulement ont été.de mon avis; et,parmi ces quarante-neuf personnes, ne figurait pas la majorité des membresde la commission du budget. (Rires.)
Je me hâte de dire à l'Assemblée que je n’accepterais pas pour moi-mêmele reproche d’inconséquence que j’adresse à la commission, car je ne vienspas aujourd’hui, je le répète, désavouer ce que j’ai dit à cette époque-,je viens simplement établir devant l’Assemblée ce s deux points : qu’au-jourd’hui elle se trouve en présence des mêmes considérations qui lui ontété présentées lors de la discussion de la loi; que les faits, que les circons-tances, que l’expérience n’y ont rien ajouté , et que, en annulant le décretde i848, elle déclare purement et simplement quelle s’est trompée, elle sedonne à elle-même un démenti.
Le second point que je veux établir c’est que, quand bien même 1 As-semblée serait disposée à s’infliger ce désaveu, il lui serait impossible dese le donner aussi complet que la commission le demande.
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