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L’on a fait valoir, pour ajourner au moins la création des instituts régio-naux et de l’institut de Versailles, une autre raison à laquelle je n’ai pasencore répondu : c’est que l’Assemblée, avant de s’engager dans ces dé-penses, avait besoin desavoir ce que coûteraient ces établissements; que desdevis exacts ne lui avaient pas encore été fournis, mais quil résultait déjàdes faits connus que les évaluations de l’honorable M. Tourret étaientinexactes, et que les dépenses seraient bien plus considérables qu’il ne l’a-vait annoncé.
Eh bien, je dois déclarer que tout autorise, au contraire, à penserque les évaluations de M. Tourret étaient exactes.
Ainsi, quant aux instituts régionaux, la dépense qui sera portée au bud-get annuel pour l’entretien de chacun de ces instituts paraîtra assez consi-dérable, pourquoi? C’est que, dans cette dépense, figurent pour un chiffretrès-considérable les frais de culture, et que les recettes de la culture, quiexisteront toujours , ne trouveront pas place dans le budget de l’agricul-ture. Mais, si vous voulez savoir quelle est la charge réelle que l’un de cesétablissements imposera aux contribuables , il me semble très-juste de dé-duire les recettes des dépenses, et d’avoir égard seulement à l’excédant decelles-ci.
Eh bien, il ne paraît pas, d’après les calculs qui ont été faits par l’admi-nistration , que ces dépenses pour l’institut de Grandjouan, pour celui deLa Saulsaie et pour celui de Grignon, doivent monter à 35,ooo fr.; le seulinstitut de Grignon, lorsqu’il était subventionné, coûtait à l’État 6o ou65,ooo fr.
Je ne crois pas qu’avec la transformation qu’on peut lui faire subir pourle mettre, autant que possible, en harmonie avec la loi, il occasionne unedépense aussi élevée.
En résumé, Messieurs, je crois avoir établi ces deux points : que l’As-semblée se trouve en présence des mêmes considérations que celles qui luiont été présentées lors de la discussion de la loi, qu’il n’est survenu aucunfait nouveau, que l’expérience n’a rien apporté qui soit de nature à modi-fier les impressions qu’elle a dû recevoir; que, dans tous les cas, on setrouve engagé dans une mesure qui rend absolument impossible une ré-duction aussi considérable que celle que propose la commission.
La seule réduction qu’on pourrait peut-être accepter sans désorganiser