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accorderais pas une seconde aux départements qui seraient déjà pourvusde l’un de ces établissements, bien que plusieurs départements eussentfait valoir, en faveur de la création d’une seconde ferme, des raisons quiparaissaient décisives; bien qu’on m’ait représenté plusieurs fois, parexemple, que la culture d’une partie d’un département n’avait aucune es-pèce d’analogie avec la culture d’une autre partie de ce département, et quela ferme-école, dans la région où elle se trouvait établie , était une institu-tion qui ne pouvait servir à rien dans les autres parties du département.J’ai toujours l’ésisté. Bien plus , j’ai ajourné la création d’une ferme-école,même dans les départements qui n’en avaient pas, toutes les fois que lesconseils généraux, organes légitimes, parfaitement compétents des intérêtslocaux, ne semblaient pas en préciser l’utilité, ou bien lorsqu’en appré-ciant l’utilité en principe , ils n’étaient pas fixés sur le choix du domaine etdu directeur; dans tous ces cas-là j’ai ajourné. Il était impossible, sans vio-ler le décret de l’Assemblée, d’apporter à l’exécution de la loi plus deréserve et de prudence.
Quant aux instituts régionaux, M. Tourret n’a fait que maintenir troisinstituts qui existaient. Je ne suis pas allé au delà. Il y avait trois institutssubventionnés par l’Etat; je me suis borné à leur faire subir la transfor-mation exigée par la loi ; je n’en augmenterai pas cette année le nombre.
Quant à l’institut de Versailles, il y a un commencement d’exécution. Onse conforme au décret de l’Assemblée. Et ici encore, je déclare à l’Assem-blée que j’ai apporté et que j’apporterai la plus sévère économie dans ladisposition des deniers publics. Mais il n’en est pas moins vrai que lesfermes-écoles, même établies avec la réserve que je viens de dire, coûte-ront cette année 760,000 fr. environ ; il n’en est pas moins vrai que lesinstituts régionaux, à raison des frais de premier établissement, des cons-tructions nécessaires, coûteront à peu près la même somme. Quant à l’ins-titut de Versailles, il occasionnera une dépense, en 18/19, 600,000 fr.
environ. Les diverses sommes réunies forment un total d’environ2,200,000 fr.
Ainsi, Messieurs, à moins d’annuler votre décret, il est indispensablede ne faire subir à ce crédit qu’une réduction au maximum de 3 oo,ooo fr.et encore l’administration pourra-t-elle se trouver gênée dans les limitesde ce crédit.
Je m’en rapporte à cet égard à la sagesse de l’Assemblée.