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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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C’est dans cet ordre d’idées que je voulais constituer Versailles.'Les deuxfermes ne devaient pas être exclusivement expérimentales; elle devaientêtre productives pour la culture ordinaire. La comptabilité devait être éta-blie de manière à la faire parfaitement apprécier. Le mot de comptabilité,que je viens de prononcer, doit me faire faire une observation. Chaqueannée, vous verrez figurer au budget des demandes de crédit considérablespour l’institution ; mais veuillez bien vous rappeler nos formes de comp-tabilité et demandez ce que vous auront donné les fermes avant de jugerce que tout cela doit coûter.

11 est important de prendre cette observation en très-sérieuse considéra-tion. Il faut un compte bien fait pour les fermes régionales, pour l’institutde Versailles, afin de bien connaître l’étendue des allocations demandées aubudget et qui sont des charges pour l’État.

Pour l’institut de Versailles, vous êtes dans une position telle, qu’a prèsavoir repris les fermes, ainsi que vous en aviez le droit (et je crois quel’ordonnancement pour payer ce qui leur est dû, a déjà eu lieu) (Oui!),si vous voulez cultiver, vous feriez des frais à peu près aussi considérablesque si vous constituiez définitivement notre grand établissement, notre nou-velle faculté.

Messieurs, je n’ai pas la prétention d’être un homme de tribune; maisj’ai la prétention d’entendre un peu aux affaires; j’en ai fait quelques-unesen ma vie. Et je dis que, si l’institut de Versailles est bien mené, est bienétabli, bien dirigé, il ne doit pas coûter à l’Etat, avec l’instruction la plusétendue, plus de 1 20,000 à 1 5 o,ooo francs. Voilà ma profonde conviction.( Très-bien ! très-bien ! )

Le citoyen Président. Je consulte l’Assemblée.

« Chapitre V. Enseignement professionnel de l’agriculture. »

Le crédit demandé par le Gouvernement sur ce chapitre est de2,7/15,000 francs.

La commission proposait d’abord de 11’accorder que 1, 345 ,000 francs.

Le rapporteur de la commission a fait une concession de2 00,000 francs.

Le chiffre serait donc de 1, 545 ,000 francs. Ce chilfre a été combattupar le ministre de l’agriculture.

Je consulte l’Assemblée sur le chiffre de la commission.

(La réduction proposée par la commission n’est pas adoptée.)

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