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labourer avec des chevaux, et la principale source des engrais devait setrouver dans le troupeau • je voulais y faire venir le troupeau de Ram-bouillet. L’autre ferme devait représenter la culture du centre de laFrance; on y aurait employé des bœufs, et je voulais faire venir dans cetteferme la vacherie du Pin.
Ainsi les deux grands systèmes étaient en présence sans parti pris, sansidées préconçues de faire triompher l’un ou l’autre ; la grande expériencedu mode le plus productif recevait de précieuses indications.
Mais ce n’est pas tout, et c’est sur ce fait que j’appelle aussi l’attentionde l’Assemble. Ce sont les moyens d’action que je veux lui signaler.
Dans une discussion, Messieurs, je cherche la vérité de bonne foi. Or,parmi les objections qui furent présentées contre le projet de loi sur l’ins-truction agricole, je remarquai que ce qui inquiétait bon nombre demembres de cette Assemblée, c’était l’emploi des élèves des fermes-écoles; il ne pouvait y avoir d’inquiétude pour les élèves sortant de fa-milles agricoles, fermiers ou métayers; ils pouvaient reporter dans lafamille le tribut des lumières acquises. Le but était atteint. Mais il nepouvait en être de même pour le fds de l’ouvrier qui va chercher chaquedimanche de l’ouvrage pour la semaine : celui-là n’a pas de champ à lui,et il faut cependant qu’il soit employé. Eh bien, c’est avec ces élèves sortisde nos fermes-écoles que je voulais faire la culture des deux fei'mes deVersailles. Pourquoi ? Pour mettre en présence le capital et le travail. Jem'explique.
L’Institut de Versailles doit être comme l’école de droit et de médecine:il doit servir à l’instruction de jeunes gens qui sont classés dans le mondede la même manière, qui ont à peu près une semblable fortune; de jeuneshommes qui ne travailleront pas eux-mêmes et qui ne devront que diriger.Eh bien, en les mettant à même de prendre parmi ces travailleurs intelli-gents ceux dont le caractère et l’aptitude leur conviennent le mieux, j’aurai,je le crois, résolu le problème de l’emploi de toutes les forces que j’ai créées,de la façon la plus favorable.
Vous voyez donc pourquoi j’appelais à Versailles les jeunes gens nonemployés sortis des fermes-écoles : c’est pour les mettre en contact avec lesjeunes gens de l’institut qui, ayant à choisir un domestique, un agent, sedéterminent suivant le caractère et l’aptitude.