Age d’admission.
Allocations admi-nîstralives pour lesapprentis.— Indem-nité du directeur. —Pécule. —- Prime.
— 636 —
sont l’objet principal de l’entreprise agricole, un domaine de 100 hec-tares recevra une trentaine d’élèves; enfin, dans les pays de petite cultureune moindre surface emploiera un nombre plus considérable d’apprentis.
Dans tons les cas, leur nombre ne pourra descendre au-dessous devingt-quatre ; car, s’il en était autrement, les frais, généraux restant lesmêmes, la dépense proportionnelle faite par l’Etat pour chaque apprenti setrouverait portée à un chiffre trop élevé.
En outre de ces apprentis , que l’on désigne par le nom d 'apprentis agri-culteurs , on admettra, dans toutes les fermes-écoles, trois jeunes gensgens qui seront exclusivement attachés aux jardins et pépinières, et devien-dront ainsi, au grand profit des départements, qui en manquent aujour-d’hui, d’habiles jardiniers.
Ce qu’il est essentiel d’obtenir, c’est que jamais les apprentis ne soientproportionnellement trop nombreux; on évitera ainsi qu’ils puissent man-quer de travaux manuels, leur temps devant nécessairement profiter leplus possible à l’exploitation , sans que cependant leur instruction en souffre,il est aussi fort désirable qu’il y ait assez d’apprentis sur le domaine pourqu’ils y soient les seuls agents résidents de l’exploitation.
Le travail devra, d’ailleurs, toujours être proportionné aux forces desapprentis, et il sera réparti de manière à satisfaire à la fois aux besoins dela culture et au but essentiel de l’institution, l’instruction professionnelle.
Les élèves ne doivent pas être reçus avant l’âge de seize ans ; mais, enadoptant cette disposition, on n’a pas cru devoir poser une limite au delàde laquelle l’aspirant ne pourrait se présenter. Au-dessus de seize ans, ilsera admis atout âge, s’il remplit les autres conditions exigées.
Le temps de séjour à l’école est fixé à trois années.
Les fermes-écoles prenant leurs.apprentis parmi les travailleurs ruraux,il a été statué que, pendant toute la durée de l’enseignement professionnel,les jeunes gens ne coûteraient rien à leurs parents, et que, de plus , ils ob-tiendraient, à titre d’encouragement, une sorte d’équivalent des gagesqu’ils recevraient, s’ils travaillaient ailleurs. C’est à ces divers titres qu’outrelé profit du travail attribué au directeur, profit qui ne peut entièrementpayer les dépenses de nourriture, soins médicaux, blanchissage, chanffage,éclairage, etc., il est encore alloué, par an, à celui-ci, une somme de i 76 tr.