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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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pour comprendre que l’enseignement devra y être à la fois théorique etpratique. Toutefois, les sciences mathématiques, physiques et naturellesn’y sont professées que dans leurs principales applications à l’agriculture,c’est-à-dire que la science pure est bannie des écoles régionales, et queles élèves doivent, avant d’y entrer, posséder des notions scientifiques quileur permettent d’aborder immédiatement le terrain de l’application. Au-trement, le but du décret serait complètement faussé, et les écoles régio-nales se trouveraient transformées en lycées, au lieu d’être consacrées àl’enseignement professionnel.

Dans l’école régionale, le futur chef d’exploitation, propriétaire, fer-mier ou régisseur, puise l’instruction agricole à la fois théorique et pra-tique , s’initie à la science de l’administration rurale, c’est-à-dire à l’appli-cation raisonnée de toutes les opérations de la culture, et à leur mise enrapport avec les différentes circonstances dans lesquelles une exploitationrurale peut se trouver placée. Afin de répondre aussi convenablement quepossible à une telle destination, l’enseignement des écoles régionales d’a-griculture offre aux élèves, ainsi qu’on l’a déjà indiqué au sujet du person-nel enseignant, les cours suivants :

Économie rurale;

Agriculture ;

Zootechnie, ou économie du bétail ;

Sylviculture et botanique;

Chimie, physique, géologie appliquées;

Génie rural et dessin linéaire;

Comptabilité.

Peu de mots suffiront pour expliquer les motifs de la création de ceschaires.

L’économie rurale, ou plutôt l’économie politique appliquée à l’agricul-ture, science malheureusement trop peu répandue aujourd’hui, enseigneaux cultivateurs les rapports de la production rurale avec les sources durevenu public et avec les différentes branches de l’industrie. Elle leur per-met d’apprécier les circonstances favorables à tel ou tel système de culture,à telle ou telle spéculation animale ou végétale, suivant la situation desterres, la facilité des communications et de l’écoulement des produits parrapport à la population des contrées environnantes, etc., etc.