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haut, on trouve d’autres hameaux d’un caractère plus alpes-tre, entre autres celui de Fenalet, entouré de vergers; on ymontre encore la demeure d’Abram Thomas, le botaniste dela montagne, où de Haller et tant d’autres reçurent si souventune généreuse hospitalité. Enfin la route, lasse de tant dezigzags, s’incline sur la droite, et passe des versants qui re-gardent la vallée du Rhône sur ceux qui regardent l’Avan-çon. Bientôt elle atteint le village des Posses, qu’on voit si biende Bex qu’il semble qu’on y serait en quatre coups d’aile, pourpeu qu’on fût alouette ou vautour. Le paysage a changé decaractère ; la plaine et les beaux glaciers du Trient ont pres-que entièrement disparu ; en revanche, toutes les sommités quientourent la vallée de l’Avançon font cercle autour de nous ;mais, à peu de distance, on voit une sorte de bastion quiannonce un nouveau lacet de la route, et l’on se hâte pourjouir des perspectives nouvelles que promet cette station plusélevée. De là à Gryon , il n’y a que quelques minutes d’unemontée relativement douce; le clocher pointu de l’église an-nonce qu’on touche au but.
Gryon est un très long village, dont la rue principale est siraide, que la route, au lieu de la remonter, a dû la prendre entravers, à mi-hauteur. Des constructions nouvelles la redres-seront et l’aligneront probablement; mais groupé comme ill’est encore aujourd’hui. Gryon fait fort bien dans le paysage.Les maisons sont pour la plupart des chalets, vieux et brunis,quelques-uns construits avec soin et très élégamment sculptés.Le collège, qu’on trouve à gauche en entrant, est bâti enpierre; l’église est heureusement située; mais, au dire de