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plus haute, les Diablerets, 3251 mètres. Elles sont situéesdans le prolongement de la grande chaîne des Alpes ber noises , et commandent d’un côté les basses Alpes , le pla-teau suisse et le Jura , de l’autre le Valais et la chaîne desAlpes pennines , du Simplon au Mont Blanc . Les unes ontvue plus directe sur les massifs du Mont Rose , les autres surceux du Mont Blanc ; les premiers plans varient à l’infini;mais on retrouve dans toutes le même dessin général : vuede plaine au nord, vue de grandes masses glaciaires au sud.
Les perspectives du nord sont celles qui changent le moins.La plupart des accidents qui interrompent la monotonie dela plaine s’effacent quand on les voit d’une si grande hauteur,et il faut bien regarder pour saisir le relief de collines, qui,d’en bas, paraissent très respectables, celles du Jorat purexemple. A moins d’ombres favorables, la Tour de Gourdedisparaît dans l’uniformité du plateau Les chaînes des sous-Alpes ne varient pas beaucoup non plus, quoique les soin-mets voisins changent d’une station à l’autre. Elles présen-tent, pour la plupart, leurs flancs verts et accessibles, etforment un système compliqué de vagues successives. Aumois d’août, quand les hauts pâturages commencent à souf-frir de la sécheresse, l’impression générale est plutôt pénible ;elle l’est décidément en septembre. Ces basses-Alpes , enréalité si riches, ont alors un air d’aridité qui surprend.Les lacs sont l’élément mobile du tableau ; pour parler plusexactement, il faudrait dire le lac Léman , car ceux deNeuchâtel , de Morat et de Bienne , qu’on voit ou qu’on de-vine, forment une trinité immobile au pied de l’impassible