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Bex et ses environs guide et souvenir / E. Rambert
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Sailles, on file à plat ou à peu près, en écharpant la pente suddu Muveran, jusquà ce quon arrive à une certaine arête peumarquée, d, sauf une dernière marche de flanc, on grimpedirectement au sommet.

Le sommet du Muveran marque lextrême limite de la végé-tation phanérogame dans les Alpes vaudoises. En se donnantde la peine,'on pourra y découvrir dans quelque fissure unegentiane ou une saxifrage microscopique.

La vue du Muveran na pas, comme celle de la Dent de Mor-des, lavantage de la brèche de Saint-Maurice ouverte à ses \côtés; mais labsence en est compensée par le formidableaspect des rochers mêmes au travers desquels on vient dese frayer un chemin. Le Muveran, vu de son sommet, faitmoins leffet dune masse que dun feuillet debout et tordu.

On pourra saccorder le plaisir de lancer des blocs dans labîmeet de les voir bondir jusquà ce quils ne soient plus que pous-sière. La vue du Muveran est particulièrement dégagée ducôté du Valais , ce qui tient à sa position avancée vers le sud.Sous ce rapport elle est supérieure à celle de la Dent de Mor-des et peut-être même à celle des Diablerets.

On peut, pour ne pas faire deux fois le môme chemin, des-cendre de la Frète de Sailles directement sur les chalets deNant ; mais cest une rude dégringolade, et quelques pas nesont pas sans difficulté. Il importe davoir un guide qui soitsûr des chemins et des passages. On peut aussi descendre ducôté du glacier de Plan Névé, soit par les Névés du régentBernard, soit par la Vire des grandes Ancrenaz. deux partiessérieuses, à lusage exclusif des montagnards les plus déter-