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Ces gazons aboutissent à un couloir coupé au bas par une paroiverticale. On tourne cette paroi par la gauche, on revient aucouloir, qu’on gravit, soit par le fond, soit par les flancs, jusqu’àce qu’on débouche sur l'arête, entre les deux pics les plusélevés, à 3000 mètres environ. De là, sauf quelques marches deflanc insignifiantes, on suit l’arête jusqu’au sommet, qui n’estpas la tête rocheuse dont on est immédiatement dominé, maisune calotte de glace plus en arrière. Prés du col qui sépareles deux pics, le Club alpin a fait établir une espèce decabane ou plutêt d’abri, qui n’a pas trop bien résisté aumauvais temps. On doit la rétablir sur un plan nouveauet en faisant les frais nécessaires pour en assurer la solidité.Un peu au-dessus de l’abri, au moment où on aborde l’as-cension du pic lui-même, il faut gravir une muraille derochers, qui n’est pas très haute, et où l’on a fait quelques tra-vaux pour donner au pied et à la main un point d’appui so-lide. C’est le pas dit du lustre, en souvenir de l’ascensionexécutée, il y a environ dix ans, par le doyen des botanistessuisses , M. Jean Muret , de Lausanne . A la descente, on luipassa une corde sous les bras et on le soutint d’en haut. Lesplaisanteries que fit à ce sujet ce bon et spirituel vieillard,qui, âgé de plus de soixante-douze ans, continue à parcourirles Alpes suisses et à enrichir son admirable herbier, ont étél’origine du nom qui est resté à ce pas autrefois scabreux.
Les autres pics des Diablerets sont également accessibles,et l’on peut s’accorder le plaisir d’en escalader plusieurs enun jour ; on peut aussi traverser dans toute sa longueur legrand glacier qui s’étend du sommet principal jusqu’au Col
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