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rets ont pris le pas sur l’Oldenhorn dans l’estime des touristes.La vue en est immense, sensiblement plus étendue , surtoutdu côté de la Suisse allemande , que toutes celles que nouspassons rapidement en revue. Elle a en outre l’avantage d’unpremier plan de glaciers d’une grande richesse, et du con-traste des deux vallées des Ormonts et de la Luzerne, l’unetoute verdoyante, l’autre on ne peut plus sauvage, toutes deuxcreusées immédiatement sous les yeux du spectateur.
Quant à la traversée du glacier, elle est surtout intéressantesi l’on suit l’arête, en ayant toujours à main gauche les Or-monts, à main droite le Valais .
Les arêtes des Diablerets, au moins dans leur partie supé-rieure, dépassent la limite des plantes phanérogames; en mon-tant on voit la végétation s’éteindre successivement ; les der-nières espèces qu’on rencontre sont, comme partout ailleursdans les Alpes vaudoises, la campanule et la violette du Mont-Cenis, la grande benoîte rampante, l’épervière à feuilles deprunelle et quelques saxifrages. Sur la pyramide de l’Olden-liorn, on trouve encore à cinquante ou soixante mètres dusommet la saxifrage à feuilles planes. Les amateurs de fossilesauront l’occasion de faire une assez riche moisson sur les flancsdes Diablerets qui regardent Anzeindaz.